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La SODIAC traverse une zone de turbulences

Selon nos confrères de Zinfos974, le bailleur social Sodiac aurait dissimulé "un trou budgétaire" de 30 millions d'euros et un "parachute doré" de 90 000 € pour le départ de son Directeur Général Délégué, Jean-Claude Pitou. Le PDG de la SEM répond à la polémique

© Réunion la 1ère
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  • Par Alexis Vallee
  • Publié le , mis à jour le
C'est une bombe qu'a lâché Zinfos974. Le média en ligne a dévoilé une enquête qui accuse le bailleur social Sodiac d'avoir ingéré ses finances, de devoir rembourser 30 millions d'euros de prêts d'ici la fin de l'année et d'avoir remercié son Directeur Général Délégué avec un départ qui équivaut 90 000€. Philippe Naillet, président de Sodiac depuis 2014, a accepté de recevoir Réunion la 1ère pour répondre aux accusations.

Pour moi, la priorité dans cette affaire réside en trois points : faire sortir nos projets sinon l'entreprise n'est pas viable, assurer la pérennité des 90 employés qui travaillent à Sodiac et donner des marges de trésorerie à nos fournisseurs.

 

"Il n'y a pas de trou de 30 millions à la Sodiac"


Selon Philippe Naillet, un prêt de 5 millions d'euros a bien été contracté envers la Caisse des Dépôts pour construire des nouveaux logements sociaux. Il reconnaît que la société n'a pas prévu dans l'immédiat le remboursement de cette dette ce qui les a amené à avoir un problème de trésorerie. Toutefois, celle-ci coûterait à Sodiac 7 millions d'euros.
 

"La Caisse des Dépôts ne nous rachète pas"


Pour le moment, la Caisse des Dépôts ne doit pas reprendre le bailleur social. Philippe Naillet confie qu'il est à la recherche de partenaires solides pour apporter des fonds propres et ainsi terminer les travaux dans les futurs immeubles. Il a cependant précisé qu'en cas d'échec, il réfléchirait à un redressement avec l'institution financière publique si un intérêt commun était trouvé. Aujourd'hui, 3 600 logements ont été construits sur les 4 000 souhaités d'ici l'année prochaine.
 

"Il n'y a pas eu de chèque de 90 000 € pour le départ du directeur"


Philippe Naillet trouve incompréhensible les accusations de Zinfos974. Le départ de Jean-Claude Pitou repose sur la loi : un mandataire social ne touche pas d'indemnité chômage. Selon le PDG, le Directeur Général Délégué a été remplacé pour des raisons de refonte de l'entreprise avec une prime de départ à hauteur de 58 000 € (son salaire plus 3 mois supplémentaires). Son successeur, François Aservadompoulé, serait un meilleur élément pour redresser financièrement l'entreprise.
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