Saint-Pierre : huit agents de la police municipale positifs au Covid-19

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Police municipale à La Réunion (photo d'illustration).
Police municipale à La Réunion (photo d'illustration). ©Imaz Press

Depuis le début du mois de février, huit agents de la police municipale de Saint-Pierre ont été testés positifs au Covid-19. Dans la crainte que ce cluster ne prenne de l’ampleur, un syndicat demande la mise en place d’un CHSCT exceptionnel.

Au total, huit agents de la police municipale de Saint-Pierre ont été testés positifs au Covid-19 depuis le 1er février. Le nombre de cas n’a cessé d’augmenter au sein du bureau de la police municipale du Sud.

Un cluster encore plus important

Désormais, le syndicat Force Ouvrière service public craint que ce cluster prenne encore de l’ampleur. "Des mesures ont été prises pour isoler toute les personnes positives et les cas contacts, explique Lucas Gobalou, secrétaire fédéral de Force Ouvrière CNX Saint-Pierre, sur Réunion La1ère. Depuis nous demandons la mise en place d’un CHSCT exceptionnel, mais nous n’avons pas de réponse".

L’application du protocole sanitaire en question

Le syndicaliste affirme que "la situation se dégrade" en interne. Selon Lucas Gobalou, "les moyens pour l’application du protocole sanitaire ne seraient plus au rendez-vous".

Du gel hydroalcoolique et des masques manquent au sein du personnel. "A ce jour, le ménage n’est plus fait depuis le 1 février, les produits pour désinfecter les mains et le matériel n’est quasiment inexistant depuis un moment, les masques en tissus attribués, cinq par agent depuis le mois de janvier, alors qu’à ce jour il est recommandé aux employeurs de fournir des masques chirurgicaux", explique le syndicat Force Ouvrière CNX Saint-Pierre, dans un communiqué.

Une cinquantaine d’agents dans les locaux

Pourtant, une cinquantaine d’agents travaillent au sein du bâtiment de la police municipale de Saint-Pierre. Le bureau est toujours ouvert au public. "FO s’inquiète de cette situation et attend toujours de la part de l’autorité un CHSCT d’urgence", conclut Lucas Gobalou.