Un Mahorais agresseur en série d’homosexuels a été arrêté à Lyon

faits divers
Palais de justice Lyon
Palais de justice de Lyon ©JEFF PACHOUD / AFP
Un Mahorais de 18 ans a été écroué cette semaine à Lyon après un simple vol à l’étalage dans un centre commercial. Selon Le Parisien, l’homme était recherché pour des faits bien plus graves d’agressions à l’encontre de cinq homosexuels.
Saïd H. commençait à sérieusement inquiéter les policiers de la sureté départementale du Rhône. L’homme était recherché depuis plusieurs semaines à Lyon où il aurait commis au moins cinq agressions à l’encontre de jeunes homosexuels. Cinq plaintes d’hommes âgés de 21 à 33 ans ont été déposées pour des agressions commises à domicile, selon Le Parisien.

Même mode opératoire

A chaque fois, le mode opératoire était identique. Saïd H. repérait ses victimes dans des boites gay dans les 1er et le 5e arrondissements de Lyon. Il sympathisait avec ces jeunes hommes et se faisait inviter chez eux. Après une relation sexuelle, le jeune homme de 18 ans sortait alors son couteau, menaçait et dépouillait ses victimes. Téléphone, argent, bijoux, le Mahorais faisait main basse sur tous ces biens avant de prendre la fuite.

Empreinte génétique

La police a mené l’enquête, parvenant à isoler l’empreinte génétique du jeune homme. Son identité a donc été établie et son signalement diffusé dans tous les commissariats de Lyon. Les premiers faits connus d’agression par le jeune Mahorais remonteraient au 14 avril. L'homme a sévi ensuite à trois reprises les 19, 20 et 29 mai. La dernière agression dont il se serait rendu coupable remonterait au 17 juin.

Identifié par quatre victimes

Selon Le Parisien, l’homme a reconnu les faits en garde à vue et a été formellement identifié par quatre des cinq victimes. Deux d’entre elles, après avoir été menacées avec un couteau sous la gorge, ont été particulièrement choquées. Selon le commissaire Rebouillat, interrogé par Le Parisien : "ces vols étaient la seule ressource" du Mahorais. "C’est un flambeur qui dépensait son butin dès le lendemain".