Un policier d'origine guyanaise met fin à ses jours avec son arme de service à Paris

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©Ministère de l'Intérieur
Malgré l'intervention de ses collègues, ce jeune policier de 23 ans s'est suicidé dans un appartement parisien avec son arme de service, vendredi 30 septembre.

Ce vendredi 30 septembre au matin, un jeune policier d'origine guyanaise s'est donné la mort avec son arme de service dans un appartement parisien, boulevard Exelmans (16e arrondissement). Selon une source policière, le jeune homme de 23 ans n'aurait pas digéré la rupture avec son ex-compagne. "Il avait des problèmes avec sa compagne, des problèmes personnels", atteste cette même source.

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris et le corps de la victime doit être autopsié à l'institut médico-légal ce mardi 4 octobre.

Une rupture qui vire au drame

Alertés vers 5 heures du matin, les policiers de l'Unité de garde du dépôt du tribunal de Paris apprennent que leur collègue est retranché dans un appartement et menace de mettre fin à ses jours. La police-secours du 16e arrondissement et deux équipes de la brigade anti-criminalité interviennent sur place et tente le dialogue pour raisonner le gardien de la paix. Au bout d'une heure de discussion, la police entre dans l'appartement et en "une fraction de seconde" le Guyanais met fin à ses jours, sous les yeux de ses collègues, aux alentours de 7 heures du matin.

D'après une personne proche de l'enquête, l'appartement était celui de son ex-compagne, dans lequel il s'était retranché. Le gardien de la paix n'avait pas d'enfant et ses parents vivent à quelques heures de Paris, le rapatriement du corps n'est donc pas privilégié.