De Vale à Sherritt en passant par la Chine, il y a bien des façons de soutenir le nickel

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Concentré métallurgique de nickel ou mattes avant transformation en métal pur ©Alain Jeannin
Le nickel a légèrement progressé pour le troisième jour consécutif à la bourse des métaux de Londres. Jeudi, il se situe entre 10.102-10.360 dollars la tonne.
Le bénéfice de la multinationale brésilienne Vale a augmenté de 61 % en glissement annuel au troisième trimestre 2016. Un résultat obtenu essentiellement par les divisions métaux de base et fer.

Vale va mieux

Le bénéfice de Vale ajusté avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (Ebitda) se monte à 3,02 milliards de dollars, comparativement à 1,87 milliard de dollars un an plus tôt. Ce bon résultat s’explique par l’amélioration des prix du fer, des métaux de base (nickel) et du charbon, précise Vale au Metal Bulletin de Londres.

La demande soutenue de ferronickel en Chine a aussi contribué à la hausse du nickel (+ 1,30 %). 

Les cathodes ou briquettes de métal pur servent de référence pour le prix de base de tous les produits métallurgiques ou chimiques issus du nickel. Jeudi, 4 600 lots de métal ont été échangés au LME dans un contexte qui paraît porteur « jusqu’à fin novembre » souligne la note quotidienne du négociant Triland Metals.

Sherritt à Madagascar

10.365 dollars à 18 heures GMT. Le nickel a repris de la vigueur en soirée à Londres après l’annonce d’une probable diminution de l’offre mondiale. Le producteur canadien Sherritt International a confirmé avoir revu à la baisse ses objectifs annuels pour le site hydro-métallurgique Ambatovy à Madagascar. L’usine devrait produire « au minimum de ses prévisions » précise Sherritt. Cette coentreprise du nickel est détenue par Sherritt (40 %), Sumitomo (32.5 %) and Korea Resources (27,5 %).
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