A Verdun, de jeunes calédoniens dans les pas des poilus

histoire
Des collégiens calédoniens à Verdun
Les élèves des collèges Baudoux et Normandie à Verdun ©ALB
Quatorze élèves de Nouvelle-Calédonie participent aujourd’hui aux cérémonies du centenaire de la bataille de Verdun, aux côtés de François Hollande et de la chancelière allemande Angela Merkel.
A 15h30 ce dimanche, ils feront partie des 4 000 jeunes français et allemands qui entoureront le président français et le chancelière allemande à l’ossuaire de Douaumont, un monument à la mémoire des soldats de la bataille de Verdun. Pour ces élèves de quatrième des collèges de Normandie et Baudoux à Nouméa, c’est le temps fort d’une année scolaire passée à étudier la première Guerre Mondiale. Regardez ces images tournées par une équipe de France Ô : 


L'histoire de leurs ancêtres 

En attendant et depuis trois jours, Lilou, Cléyss et leurs camarades visitent cette région qu’ils ne connaissaient jusqu’ici que dans leurs livres d’histoire. "Il y a vraiment beaucoup d’Histoire ici, je trouve que c’est magique à visiter",  s’émerveille Arnault. Magique, parce que dans les pas de ces collégiens résonnent ceux de leurs arrière-arrière-grands-pères qui ont combattu en métropole pendant la première Guerre Mondiale.

Collégiens calédoniens Verdun
Les élèves calédoniens et des élèves allemands devant le Monument à la Victoire et aux soldats de Verdun, construit entre 1926 et 1929 et qui a marqué la fin de la reconstruction de la ville ©ALB


Transmission 

Ce périple, c’est la Mission pour le Centenaire qui l’a rendu possible, en invitant des élèves de toutes les académies de métropole et d'Outre-mer. La préparation de cette cérémonie a donné lieu à une exceptionnelle opération de transmission de la mémoire du conflit en direction de la jeunesse allemande et française : le programme "4000 jeunes pour Verdun". 

Des collégiens martiniquais

Les collégiens français et allemands se cotoient à la base de loisirs du Pré L'Evêque où ils ont posé leurs valises pour quelques jours. La bonne maîtrise du Français, c'est ce qui a le plus marqué Maëly, venue de Martinique avec une partie de sa classe, à propos de ses homologues allemands. Avec le fait qu'ils "détestent le fromage !!!", ajoute-t-elle.

Une histoire commune

Pendant l’année scolaire, tous ont participé à des ateliers durant lesquels ils sont partis sur les traces de leurs aïeux engagés dans la Grande Guerre. Des travaux sur la généalogie, mais aussi sur l’engagement et la citoyenneté, afin de comprendre comment chacun d’entre eux est mêlé à l’Histoire, même quand celle-ci se déroulait à plusieurs milliers de kilomètres des Antilles, de la Réunion et de la Nouvelle-Calédonie. 
Des collégiens calédoniens à Verdun
Les élèves des collèges Baudoux et Normandie à Verdun ©ALB


Collège Normandie à Nouméa 

"Au début, on s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup de réticences pour certains", se rappelle Anne Camus, professeur d’anglais au collège Normandie à Nouméa. "Dans les familles, il y a beaucoup de non-dits. En l’intégrant au cours, on pousse la démarche à l’extrême et il y a souvent quelque chose qui sort." 

Nouvelle-Zélande

Le projet a permis de renforcer des liens familiaux, de transmettre des histoires personnelles qui participent à la mémoire collective. Le prochain temps fort, pour les élèves des collèges Normandie et Baudoux de Nouméa, dans l’étude du centenaire de la première Guerre Mondiale, les mènera en Nouvelle-Zélande.