"Accords Particuliers" : météo politique à l'orage!

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La réunion prévue samedi 31 octobre pour la signature des "Accords Particuliers" a été annulée en raison de l'absence annoncée du Préfet. Or, ce type d'accord est tripartite. L'Assemblée territoriale de Wallis et Futuna et le Gouvernement de Nouvelle Calédonie ne pouvaient s'engager seuls.
Chronique d'un report annoncé. Suite!
Le Président de l'Assemblée territoriale, Mikaele Kulimoetoke, a expliqué hier qu'il avait été amené à décider l'annulation de réunion -et donc de la signature- des Accords Particuliers- prévus pour samedi. Il précisait qu'il avait été informé par le Président du Gouvernement de Nouvelle Calédonie que le Préfet de Wallis l'avait informé qu'il ne serait pas présent. De tripartite la réunion devenait bipartite en l'absence de l'Etat... Et donc n'avait plus de sens.

Le Gouvernement de la Nouvelle Calédonie, mené par son Président Philippe Germain ainsi que des représentants des groupes politiques devaient participer à ce rendez-vous. Pour Wallis et Futuna c'était le grand rendez-vous politique de ce dernier trimestre.

Une signature prématurée pour le Préfet
Ce mercredi le Préfet Marcel Renouf est revenu dans une déclaration télévisée -diffusée dans les journaux en wallisien et en français- sur les motivations qui l'ont amené à la décision de la "politique la chaise vide".  Il dément avoir eu un contact avec le Président du gouvernement de Nouvelle Calédonie "Je n'ai jamais parlé à monsieur Philippe Germain. Simplement, M. Germain a dû apprendre que le Préfet ne venait pas" explique-t-il devant la caméra de Wallis et Futuna 1ère avec un sourire.

Une décision qu'il explique par une préparation insuffisante des dossiers. Il commente "Pour signer, il faut que le travail soit prêt. J'avais écrit au Président de l'Assemblée pour lui dire que ça me paraissait un peu prématuré". 
Une affirmation qui fait écho dissonant aux propos de la veille du Président de l'Assemblée qui rappelait que les dossiers avaient été longuement préparés par les services ici à Wallis et en Nouvelle Calédonie.

Pour clore le sujet "qui a décidé l'annulation?" il ponctue "Ceci posé, cette réunion était organisée par le Président de l'Assemblée Territoriale en lien avec le Président du Gouvernement de Nouvelle Clédonie. C'est à eux qu'a appartenu la décision de maintenir ou de ne pas maintenir cette réunion". CQFD...

L'Etat ne se désengage pas des "Accords Particuliers"
Il enchaîne ensuite sur le fond. Il rappelle son attachement aux "Accords Particuliers" "Il faut que le Préfet, les élus, les coutumiers travaillent ensemble dans le respect des compétences de chacun". Et de conclure -que ceux qui ont des oreilles pour entendre... entendent!- "si on ne respecte pas les compétences des uns et des autres on crée ce qu'on appelle un un petit dysfonctionnement". Il se dit toutefois confiant dans l'avenir de ces "Accords Particuliers". Et rassure "l'Etat ne se désengage pas".
Il développe "C'est un outil où la Nouvelle Calédonie va nous aider. Il faut donner une réponse à nos concitoyens qui veulent simplement avoir un avenir".

Et maintenant?
Plusieurs questions sont aujourd'hui sans réponse :
-La réaction éventuelle du Gouvernement de Nouvelle Calédonie qui a déjà signé depuis 2003 trois "Accords Particuliers" et qui estengagé dans une trajectoire politique dont l'échéance est le référendum de 2018.
-Les conséquences dans la coopération et la confiance entre les élus territoriaux et l'Etat après une réunion qui capote à quatre jours de sa tenue. La tension est loin d'être retombée entre les uns et les autres. D'autant que le budget supplémentaire voté en juillet par l'Assemblée n'a pas encore été rendu totalement exécutoire par le Préfet.
-La date de la prochaine réunion des "Accords Particuliers" autour de dossiers considérés par tous les intervenants comme "bouclés".