Sœur Césarine, une religieuse au service des malades de Saint-Pierre et Miquelon

Sœur Césarine est une religieuse qui a œuvré au service des malades de Saint-Pierre et Miquelon au milieu du 19ème siècle.

  • Par Anne-Claire Revert
  • Publié le , mis à jour le

Née sous le nom de Marie Virginie Cavaignac en Aveyron en 1845, Sœur Césarine manifeste très tôt ses aspirations de vie religieuse et voit son vœu se réaliser le 17 septembre 1866 lorsqu’elle rejoint la congrégation des sœurs de Saint-Joseph de Cluny.  Après 18 mois en Chine, la religieuse rejoint Saint-Pierre et Miquelon en 1869. Elle sera aide-soignante pour seconder l'infirmière en chef de l'hôpital militaire de Saint-Pierre.

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En avril 1870, elle part s'occuper du lazaret de l’Île aux Vainqueurs. La sœur va cumuler les fonctions d'infirmière, de directrice où encore de cuisinière. En 1886, une nouvelle épidémie se déclare sur l’archipel. Sœur Césarine est désignée pour s'occuper du lazaret Robinson à Savoyard.

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En 1892 elle reçoit la croix de chevalier de la légion d'Honneur. La religieuse est la première à fabriquer et à soigner les malades avec de l’huile de foie de morue dans l’archipel. En 1904 les écoles et les hôpitaux sont laïcisés et sœur Césarine doit se retirer de l'hôpital. Elle va déménager pour œuvrer au pensionnat Saint-Louis de Gonzague.

Courageuse et hors du commun, cette femme qui a consacré sa vie au service des malades s'est éteinte le 9 mars 1922.

Son portrait avec Alexandra Hernandez.



 

 

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