Assises : le père violeur condamné à 10 ans de prison

A l’issue de deux jours de procès, le Saint-Joséphois de 38 ans, jugé pour les viols sur sa fille de 3 ans, a été condamné à 10 ans de prison assortis d'un suivi socio-judiciaire pendant 5 ans. Tout au long de l’audience, il a répété qu’il regrettait son crime.
Il se savait enclin à des pulsions sexuelles envers les enfants. Victime de viol de la part de son ti-père pendant son enfance (Ndlr : ti-père condamné par les assises de La Réunion), il a reproduit le schéma devenu adulte.

Il s’était confié à sa concubine, lui avait parlé de son passé et de ses pulsions, mais ses alertes sont restées sans effet. En 2010, il passe à l’acte, sa fille est âgée de trois ans.
Pendant trois ans, il soumet l’enfant à ses désirs.

En 2013, malgré les mises en garde du violeur, la fillette rompt le silence et se confie à sa mère.
Dans la soirée, le prévenu va se rendre à la gendarmerie et passe aux aveux.
 
Volontaire pour la castration chimique
 
A la barre, l’accusé parle ouvertement des viols qu'il a subi durant son enfance. Il affirme ne pas chercher à se dédouaner des viols commis sur propre sa fille en se confiant. Il a demandé une castration chimique et s’est excusé à plusieurs reprises de ses crimes.

La partie civile et l’accusation ont entendu le prévenu, cependant les faits sont têtus. L’accusé n’a pas violé sa fille une fois, mais pendant trois ans. Un calvaire interminable qui prend fin uniquement quand la victime ose parler.

La défense, elle, s’est appuyée sur les démarches personnelles de l’accusé pour mettre un terme à ses pulsions.

Les jurés viennent de condamner le père violeur à 10 ans de réclusion criminelle (prison).