Son activité est au point mort. Guillaume Payet a perdu l'entièreté de sa bananeraie il y a un mois, lors du passage du cyclone Garance. Le moral de l'agriculteur des hauts de Saint-Louis est à zéro.
« Tout' mon travay la parti »
Le regard dans le vide, l'agriculteur observe ses 60 000m2 de terrain avec ses bananiers, du moins ce qu’il en reste. Ses pieds de banane à perte de vue ont été violemment couchés par les puissantes rafales de vents du cyclone Garance.
Le reportage de Réunio La 1ère :
Son frère et lui ont planté jusqu'à 1 200 pieds par jour. Leur savoir-faire et le fruit de leur dur labeur n'ont pas résisté, détruits en seulement quelques heures.
Na pu rien. Tout' régimes lé à terre, poiké ek soley.
regrette Guillaume Payet
Une production à l'arrêt
Cette année, Guillaume pensait produire entre 95 et 100 tonnes de banane, vendues 80 centimes le kilo à la coopérative. Impossible d'y penser aujourd'hui.
Pour que son activité puisse reprendre, il va lui falloir attendre que ses jeunes pousses de banane grandissent, d'ici 13 mois. Ce qui représente plus d'une année sans revenus.
Le moral la pran un coup. Ma fin envisagé quand mi va fini remet l'ordre dans les parcelles, allé rod un autre travay pour financer les crédits.
confie Guillaume Payet
Il espère obtenir de l'aide et du soutien de l'Etat, des collectivités et de la chambre d'agriculture pour reprendre son activité sereinement.