Les hospitaliers prévoient un comité d’accueil pour Annick Girardin

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Grève et mobilisation du personnel hospitalier devant le CHU de Bellepierre
Mobilisation des syndicats du personnel hospitalier devant le CHU de Bellepierre, le 3 octobre 2018. ©Jean-Paul Melade
Alors que la ministre des Outre-mers, Annick Girardin doit débuter ce jeudi une visite de trois jours à La Réunion, les organisations syndicales se mettent en ordre de marche. Les hospitaliers ont déjà prévu un comité d’accueil pour son arrivée à l’aéroport Roland Garros.
 
La ministre des Outre-mers, Annick Girardin, arrivera à La Réunion demain, jeudi 25 octobre, au matin. Une visite officielle chargée et très attendue. Filière Canne, secteur du BTP sont déjà au programme.
 

Les hospitaliers comptent bien se faire entendre


Ils ne sont pas les seuls à exprimer des revendications. Annick Girardin est également attendue de pied ferme par les syndicats hospitaliers. La CFTC Santé, FO Santé et UNSA Santé ont en effet prévu un comité d’accueil pour la ministre. Ils seront présents à l’aéroport Roland Garros à son arrivée jeudi 25 octobre.

Les organisations syndicales tiennent ainsi à manifester leur opposition à la suppression de l’indexation des primes, actée par un décret publié au Journal Officiel le 28 septembre dernier. Depuis le 1er octobre, près de 8 000 personnels hospitaliers ont ainsi vu cette indexation remplacée par une compensation dégressive.
 

Une mobilisation active


Le 3 octobre, les syndicats s’étaient fortement mobilisés à Saint-Denis notamment pour protester contre la mesure. Un barrage filtrant avait par exemple été mis en place devant le CHU de Bellepierre, provoquant près de 14 km d’embouteillages depuis l’Ouest vers le chef-lieu.


Une mobilisation renouvelée le lendemain, cette fois devant le siège administratif du CHU à Saint-Paul. Au final, un accord sera signé dans la journée, mettant fin à la grève, et surtout garantissant le maintien de l’indexation de leurs primes jusqu’à décembre.


La chose n’est pour autant pas réglée. Les syndicats comptent en effet porter le dossier devant le Conseil d’Etat.