Liaisons aériennes limitées dans la zone : les conséquences économiques pour les entreprises réunionnaises

coronavirus
Aéroport Roland Garros Gillot 290620
©Serge Marizy
Crise sanitaire oblige, tous les vols à destination des pays de la zone ont été suspendus jusqu’à nouvel ordre. Cela n’est pas sans conséquences pour les agences de voyage et les entreprises réunionnaises installées à l’étranger.
Ça ne circule plus vraiment entre la Réunion et les pays de la zone. Depuis le confinement et l’arrêt des liaisons aériennes, on ne peut pas dire que la situation ait beaucoup évolué. Pour l’instant, la seule destination autorisée aux Réunionnais dans le secteur, c’est Mayotte où la situation sanitaire reste compliquée.

Autrement, les frontières restent fermées à Maurice, Madagascar aux Seychelles, aux Comores et enfin en Afrique du Sud. Les agences de voyage continuent ainsi de subir les conséquences de la crise. C’est ce que confirme Stéphane Trape, directeur de l’agence « Yes We Can Travel ».
 
Stéphane Trape, directeur de l'agence Yes We Can Travel
SStéphane Trape, directeur de l'agence Yes We Can Travel, explique avoir perdu 80% de son business ©Delphine Poudroux


"La majeure partie des touristes qui viennent dans l’Océan indien viennent souvent pour faire La Réunion et Maurice, explique-t-il. Or, la fermeture de Maurice impacte effectivement les touristes qui viennent d’Europe qui représentent la clientèle majeure de ces deux destinations. Mais elle impacte aussi toutes les agences de voyage de La Réunion qui travaillent majoritairement sur l’envoi de touristes à l’ile Maurice et dans la zone".

Pour cette agence dont la destination Maurice représente la majeure partie de son activité, cela représente une perte de chiffres d’affaires de l’ordre de 80 %. Pour faire face et trouver une issue à cette crise, l’agence s’est regroupé avec d’autres professionnels pour créer l’AITL, l’Association des indépendants du tourisme et des loisirs.
 

Les entreprises installées dans la zone se réorganisent


Mais les conséquences sont également lourdes pour les entreprises réunionnaises installées dans les pays du secteur. Au Club-Export qui compte 120 membres, on explique que les sociétés ont dû se réorganiser.

"Aujourd’hui, on a une grosse inquiétude sur la gestion de nos salariés et de nos clients sur les différents pays de la zone", confie Laurent Lemaître, président du Club Export. Les entreprises attendent de voir comment la situation sanitaire va évoluer dans les prochains mois. Mais jusqu’à présent, aucune entreprise réunionnaise n’a mis la clé sous la porte. Les réseaux sociaux ont permis à chacune d’entre elles de poursuivre la gestion des dossiers à distance.


Regardez le reportage de Réunion La 1ère :
 



 
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