Madagascar : deux retraités de l'armée française impliqués dans la tentative de coup d'Etat

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La procureure générale de la Cour d’appel, Berthine Razafiarivony
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14 gardes à vue et 21 personnes suspectées d'être impliquées dans le projet Apollo 21. C'est le nom donné à la tentative de coup d'Etat déjoué, ce 20 juillet 2021, par les services de sécurité malgaches. L'enquête avance très vite. L'archevêque d'Antananarivo a été entendu.

Le président malgache, Andry Rajoelina et cinq membres du gouvernement étaient directement visés dans le projet Apollo 21. C'est le nom du dossier informatique découvert par les enquêteurs dans les ordinateurs des suspects.

La procureure générale près de la Cour d'appel d'Antananarivo, Berthine Razafiarivony, a confirmé, jeudi 22 juillet 2021, que les premiers éléments recueillis par ses services confirmaient la planification d'un coup d'Etat. La première cible des putschistes était Andry Rajoelina, président de République. Le chef de l'Etat éliminé, les militaires et leurs complices visaient cinq autres membres de l'exécutif susceptibles de prendre le pouvoir. 

La procureure a précisé : "Plusieurs correspondances par messagerie instantanée avec de nombreuses personnes de la scène institutionnelle et publique malgache ont aussi été saisies. Toutes les informations recueillies par le biais de l'exploitation des réquisitions téléphoniques et d'autres sources de renseignement ont permis d'identifier de nombreuses personnes impliquées", écrit L'Express de Madagascar.

L'archevêque d'Antananarivo entendu

 

Jeudi 22 juillet 2021, 12 militaires ont été interpellés, parmi eux quatre autres gendarmes et militaires étrangers, tous à la retraite, nous apprend Midi-Madagaskara. 

Quelques heures, plus tôt, les enquêteurs ont entendu Odon Razanakolona, archevêque d'Antananarivo. Cette convocation du plus haut dignitaire ecclésiastique de la capitale a inquiété les fidèles, cependant, le prélat est ressorti libre. Concernant, cette audition et les personnes suspectées d'être impliquées dans ce dossier, la procureure générale a réaffirmé à plusieurs reprises l'obligation de prudence et du respect de la présomption d'innocence.

L'enquête débute et de nombreuses pistes peuvent s'avérer fausses dans les prochains jours. Une certitude, lors des perquisitions, les gendarmes ont saisi : "Une somme équivalente à 900 millions d’ariary en espèce, un fusil à pompe calibre 12 avec six cartouches, des appareils numériques et informatiques ainsi que deux véhicules ayant servi au transport des fonds," note 2424.mg.