Maldives : l'investissement dans un atoll devient le cauchemar de 47 Français et 4 Suisses

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Atoll de Rihiveli aux Maldives
©Wikimédia (loutreboris)
L'acquisition par 47 Français et 4 Suisses de l'atoll Rihiveli aux Maldives, devait être un rêve. Le projet se révèle être un cauchemar. Outre la pandémie, les 50 investisseurs se sont battus en vain contre la corruption et la mafia locale. Trois ans ont suffi à venir à bout de leur volonté.

Le 16 septembre 2021, Kathy Kalb  a refermé ses valises et quitté définitivement l'atoll de Rihiveli. Elle laisse derrière elle, trois années d'une lutte incessante pour développer la structure hôtelière implantée au bord du lagon, à quelques mètres de l'océan Indien, où vous pouvez nager avec des tortues et naviguer entouré de dauphins. 

Les 51 actionnaires ont découvert une nature splendide, avant d'être confronté à l'envers de la carte postale, écrit L'Alsace. Dès 2018 et leur arrivée sur l'île, ils ont été victimes de la mafia locale. Pression, tentative d'extorsion, violence... Christian Kalb, initiateur de cet investissement, s'est fait un nom dans le sport en luttant contre le dopage et la corruption. Aujourd'hui, comme ses partenaires il est contraint de renoncer et partage son ressentiment sur Facebook.

Cette affaire risque de décourager les investisseurs étrangers

 

L'histoire est belle en 2018. Sophie et Marceau et Thierry Lhermitte, précédents investisseurs, veulent se désengager de l'hôtel et acceptent de céder la place à un repreneur, si celui-ci éponge l'ardoise de 2 millions d'euros. Christian Kalb et son épouse vont relever le défi. 47 Français et 4 Suisses sont séduits. Ils cassent leur tirelire. Ce sont les beaux jours, Capital se fait l'écho cette association prometteuse.

Comme souvent, dans ce genre de dossier, la discrétion médiatique est de mise, quand c'est la bérézina. En 2021, les actionnaires sont livrés à eux-mêmes. Ils n'espèrent plus rien, ils souhaitent juste alerter les futurs investisseurs sur leur malheureuse aventure. Ils dénoncent la corruption, l'omniprésence de la mafia locale, la maltraitance des femmes, le non-respect des droits de l'homme et l'impuissance de l'Etat. Cette affaire démontre que malgré les "changements" politiques les maux des Malvides demeurent.