La Maison de la nature et de l'environnement, "excellent outil" pour le développement touristique

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Les treks et les éco-balades ont eu du succès à la MNE
©Maison de la nature et de l'environnement
A Miquelon, la Maison de la nature et de l'environnement a permis de développer de nouvelles activités comme les éco-balades et les treks. Entretien avec le guide touristique Gilles Gloaguen.
Depuis mai 2017, la Maison de la Nature et de l'Environnement est à disposition des visiteurs à Miquelon. 2500 personnes ont déjà découvert l’exposition permanente. Avec la mise en place de cette structure, de nouvelles activités ont aussi vu le jour. 11 produits touristiques ont été proposés par la MNE pendant la saison 2017 : 4 éco-balades, 5 treks et 2 circuits touristiques.

Avant qu'il ne quitte provisoirement le territoire, nous nous sommes entretenus avec Gilles Gloaguen, guide et animateur à la MNE pendant un an.
Gilles Gloaguen
©SPM la 1ère

SPM la 1ère : Vous avez proposé plusieurs activités au sein de la MNE, qu’est-ce qui a plu ?

Gilles Gloaguen : J’ai travaillé dans le domaine de l’éducation à l’environnement avec les écoles, les centres de loisirs et surtout la Maison des loisirs à Miquelon. Nous avons organisé plusieurs sorties. Nous avons aussi proposé des animations nature en nous appuyant sur l’outil qu’est la MNE. Ça a bien marché. J’ai également travaillé dans le tourisme nature avec des éco-balades, des randonnées à la journée ou sur plusieurs jours et des bivouacs proposés par la structure. J’ai pu me rendre compte que bon nombre de personnes n’ont pas forcément envie de faire des longues marches ou d’aller sur des terrains difficiles. Mais il y a quand même une fréquentation touristique et une demande pour les sorties trek et bivouac. Je pense donc que cela mérite d’être développé. Ce qui est sûr, c’est que ça a vraiment plu aux participants et ça, c’est encourageant.

SPM la 1ère : D’où viennent les participants ?

G.G : Pour les éco-balades, nous avons reçu beaucoup de Québecois, de touristes francophones, métropolitains, et d’autres d’Ontario, et des États-Unis. Finalement, pas forcément de touristes Terre-Neuviens ou proches géographiquement de nous. Pour les treks, les participants étaient surtout des gens qui vivent ici et quelques touristes. Globalement, il s’agissait de personnes ayant envie de découvrir l’archipel, aimant marcher et faire de la randonnée. Tous les touristes ne sont pas intéressés par nos offres, mais étant donnée la superficie de nature qu’il y a sur l’archipel, il serait dommage de ne pas en profiter. Il y a au moins une proportion de personnes intéressée par la nature. Même si ce n’est pas le cas de tous, ce n’est pas grave, il en faut pour tous les goûts.

SPM la 1ère : Envisagez-vous d’autres circuits à proposer en termes de trek, de balades ?

G.G : Oui, il y aura toujours des choses à proposer. Après, il faut imaginer et concrétiser ces idées. Je pense qu’il faut continuer dans la voie qui a été lancée. La MNE est un excellent outil, à la fois pour le tourisme et l’éducation à l’environnement. Il est vraiment génial. On peut s’amuser avec ; on peut imaginer plein de choses. C’est infini ce qu’on peut faire avec cet outil-là. Évidemment, tout n’a pas été fait cette année et il faut continuer à créer et à s’en servir.
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