Saint-Pierre et Miquelon : une victime de violences conjugales témoigne

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Il y a vingt ans, Sophie Cormier a trouvé la force de quitter le foyer familial où elle vivait avec un mari violent. Elle raconte comment elle s'est libéré de son emprise.

 

À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, Sophie Cormier a choisi de témoigner des violences conjugales qu'elle a subies. Dans les années 90, elle vit avec son mari à Gap, dans le sud-est de la France. Sophie n'a pas de souvenirs précis des premières violences, mais il faut peu de temps à son ex-conjoint pour installer un climat de terreur. "Au moindre mot de travers, je subissais des coups", confie Sophie Cormier. 

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À chaque violence, une promesse. "Il me promettait qu'il allait arrêter, qu'il allait changer. Pendant quelque temps, je l'ai cru." En plus de subir les violences incessantes de son conjoint, Sophie Cormier souffre d'isolement. Sa famille est à Saint-Pierre, elle ne travaille pas pour s'occuper de son petit garçon. 

J'étais pris au piège, je ne savais pas où aller.

Sophie Cormier

 

En juillet 1997, après trois ans de violences quotidiennes, Sophie Cormier trouve la force de s'enfuir. Elle confie avoir pensé en priorité à protéger son garçon. Plusieurs années après ces événements, elle encourage les femmes victimes de violences conjugales à témoigner.

Il ne faut pas avoir peur de parler, même si c'est difficile. Ce n'est pas de notre faute, ce n'est pas la faute des femmes.

Sophie Cormier

 

Le reportage de Karim Baïla et Flavie Bry :   

 

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