17 suppressions de postes annoncées dans le second degré pour la rentrée 2021

éducation
Rectorat
©D. Quérin

Le comité technique du ministère de l’Education nationale a tranché. 17 suppressions de postes dans le second degré à la rentrée scolaire prochaine. Mais ça ne passe pas au niveau des organisations syndicales.

Le couperet est tombé à l’issue du comité technique du ministère de l’éducation nationale. Une réunion qui s’est tenue jeudi dernier. Il n’y aura pas de suppressions de postes dans le 1er degré de l’éducation national en Guadeloupe à la rentrée prochaine… Toutefois, il y en aura 17 dans le second degré.

L'école primaire, berceau de l'apprentissage sauvegardé

Le premier degré, "priorité du ministère en matière de politique éducative" échappe aux suppressions annoncées de postes. Une décision prise afin de "permettre aux jeunes élèves guadeloupéens de progresser notamment sur les savoirs fondamentaux et ainsi d’améliorer leur réussite scolaire". Selon les données dévoilées par le Rectorat, le nombre de poste d’enseignants pour cent élèves (P/E) dans les écoles publiques maternelles et élémentaires connait une augmentation constante. Il passe de 6,55 en 2017 à 7,41 en 2020 et à 7,61 à la rentrée 2021, comparativement, il passe de 5,46 en 2017 à 5,82 en 2021 au niveau national.

Des suppressions de postes, conséquences de la baisse des effectifs

Et face à une diminution du nombre d'élèves dans le second degré, 2 400 sur les quatre dernières années, s'accompagnera d'une baisse de postes dans les établissements. Moins 17 postes et une baisse du nombre d'heures supplémentaires. 
Une décision qui ne plait pas du tout aux organisations syndicales. Selon elles, la baisse de la démographie scolaire ne justifient pas toutes ces suppressions de postes dans les collèges et les lycées. C’est le point de vue de l’Unsa Education. Une situation incompréhensible d’autant plus que certaines filières ont, au contraire, besoin d’enseignants. Ce qui fait dire à Gustave Byram, le secrétaire académique du syndicat, que le gouvernement n’a pas une politique "volontariste". Il regrette l'absence de moratoire contre ces suppressions de postes. 

Gustave Byram, le secrétaire académique du syndicat Unsa Education

 

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