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La tragédie de Doubs au tribunal administratif

le 4 janvier 2011, cinq personnes trouvaient la mort à Doubs, aux Abymes, emportées par une rivière en cru. Aujourd'hui, le tribunal administratif examinait le recours de deux des familles qui poursuivent la ville des Abymes et l'Etat. 

Le 4x4 dans lequel étaient les victimes. © Guadeloupe 1ère
© Guadeloupe 1ère Le 4x4 dans lequel étaient les victimes.
  • Yasmina Yacou
  • Publié le , mis à jour le
Quatre ans après, la tragédie de Doubs fait à nouveau l'actualité. Deux familles de victimes ont intenté une action en justice et réclament des dommages et intérêts à la Ville des Abymes et l'Etat. 

Une nuit tragique

Ce jour tragique, tout le monde s'en  souvient... Le 4 janvier 2011, à Doubs, par une nuit pluvieuse, cinq personnes perdent la vie. 
A bord d'un 4x4, ils tentent de traverser un gué. Sauf que ce soir là, le département connaît un épisode météorologique exceptionnel... Partout des inondations... Des pluies torrentielles se sont abattues tout l'après-midi sur la Guadeloupe. Ce chemin qu'ils connaissent par coeur  sera fatal pour les 5 occupants du véhicule. Harry Jean-Bart, son frère Vilar et sa femme Huguette, Jules Félicianne et Robert Noyon sont emportés par la rivière. Trois corps sont retrouvés dans la nuit, les deux derniers, le jour suivant... La Guadeloupe se réveille avec cette nouvelle dramatique...

Qui est responsable ?

Aujourd'hui, la justice doit décider si la responsabilité de la ville des Abymes ou celle de l'Etat est engagée. Deux familles ont décidé de poursuivre en justice. Selon Maître Durimel, avocat d'Emilie Louis, soeur d'Harry et Vilar Jean-Bart, le pont en question aurait dû être surélevé. Il aurait dû avoir des glissières de sécurité et un panneau indiquant un risque d'inondation. 
Pour l'avocat de la ville, l'état du pont n'est pas un argument recevable. Selon lui, la météo et l'imprudence des victimes, qui connaissaient les lieux, ont occasionné ce drame. 
Le délibéré de cette affaire sera rendu dans deux semaines. 

Des familles éprouvées

Encore quinze jours d'attente pour les familles des victimes qui n'arrivent pas à faire leur deuil... Très éprouvée, l'une des plaignantes parle d'une "douleur infinie". Emilie Louis a perdu ses deux frères et sa belle-soeur... Pour elle, une douleur comme celle-là, "ne guérit pas". Des mots qui résonnent dans la tête de Rony Noyon également. Il a lui, perdu son frère... Un drame qui'il "vit tous les jours". 

Des dommages et intérêts

Les familles de victimes demandent des dommages et intérêts allant jusqu'à 50 000 euros par personne. Le rapporteur public propose lui, une indemnisation à hauteur de 1500 euros par personne.  
Le tribunal administratif, en charge de l'affaire rendra son délibéré à la fin du mois. 

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