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En 2021, un parc agroalimentaire ouvrira ses portes à Dothémare aux Abymes

Le président de Cap Excellence et le sous-préfet de Pointe-à-Pître ont procédé ce jeudi matin à la pose de la 1ère pierre de l'Agropark. Un espace administratif et commercial appelé à devenir le lieu de convergence des savoirs-faire des agriculteurs guadeloupéens

© D. Quérin
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  • Guadeloupe La 1ère
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« l’Agropark Caraibes Excellence" tel est le nom de cet espace qui s'étend sur une surface de plus de 5 hectares à Dothémare. Un espace voulu sur son territoire par la Communauté d'agglomération Cap Excellence mais avec la vocatoin de devenir pour toute la Guadeloupe, le lieu par excellence pour la production et la commercialisation de denrées à forte valeur ajoutée à partir des produits du terroir guadeloupéen.
Dés son ouverture, il devrait accueillir près de 30 entreprises. D’un coût total de 17,2M€, le projet a fait l’objet d’un cofinancement entre Cap Excellence, l’Union Européenne, l’Etat, la Région, le Département et la Caisse des Dépôts et de Consignations. D'ores et déjà, ses concepteurs prévoient qu'il puisse générer 450 emplois fin 2020, soient 300 emplois directs et 150 emplois indirects.
ERIC JALTON PDT DE CAP EXCELLENCE
 

Quatre objectifs lui ont d'ailleurs été fixés 


L'Agropark doit permettre : 

- de renouveler l’agriculture guadeloupéenne,
- à tous les Guadeloupéens de consommer des aliments sains issus de leur propre territoire,
- de conquérir de nouveaux marchés en accompagnant les green start up locales
- de faire connaître la richesse de notre terroir à l’échelle de la Caraïbes toute entière.
© D. Quérin
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 L’Agropark sera organisé en plusieurs pôles :


* Le Pôle de production artisanale
Il sera composé d’une pépinière d’entreprises et d’une plateforme d’agro-transformation. Ces installations fourniront les locaux et équipements nécessaires aux besoins des jeunes entreprises agro-transformatrices. Elles bénéficieront d’un accompagnement personnalisé et d’une offre de formations adaptée. Les équipements seront mutualisés dans une logique d’optimisation des coûts de fonctionnement. Ils serviront à la recherche scientifique, à la transformation des produits bruts, à l’innocuité et à l’emballage des produits finis.                                
A partir du produit des récoltes locales, ces entreprises fabriqueront des mets succulents, des cosmétiques recherchés et des produits pharmaceutiques à forte valeur ajoutée.

* Le Parc d’activités semi-industrielles
Des parcelles viabilisées seront mises à disposition des "green start up" qui auront fait leurs preuves et qui chercheront à intégrer le marché de l’exportation. Elles bénéficieront, elles aussi, d’équipements et de services mutualisés notamment pour tout ce qui concerne la collecte des déchets, la logistique et le stockage des produits. La fabrication et l’exportation de gros en seront ainsi facilitées.

* Le Village artisanal
Les produits élaborés par les entreprises de l’AGROPARK seront vendus dans des magasins d’usine prévus à cet effet. Les aliments, les boissons, les cosmétiques et les produits pharmaceutiques auront tous un gage de qualité.   Ils seront vendus à des prix accessibles, de manière à ce que tous les Guadeloupéens puissent s’en procurer. Les visiteurs auront aussi la possibilité de se restaurer sur place, de suivre des cours de cuisines avec leurs enfants ou encore de visiter des installations agro-transformatrices.
Afin de développer le tourisme d’affaires sous nos latitudes, un Centre d’Affaires du monde agricole sera construit en vue de l’organisation d’événements professionnels au cœur de l’Agropark 

* Un jardin créole 5 000 m2  
Aussi vaste que deux terrains de football réunis, ce jardin à ciel ouvert servira d’espace de découverte aux familles et aux touristes de passage sur notre territoire. Les jeunes générations auront aussi l’opportunité de redécouvrir un grand nombre d’arbres fruitiers, de plantes potagères, aromatiques, cosmétiques et médicinales.
La cohésion sociale étant le moteur de notre action, des jeunes éloignés du marché du travail seront recrutés en contrat d’insertion et travailleront à l’entretien de cet espace.
© D. Quérin
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