4ème journée d'audience aux Assises pour l'affaire "Zempache"

justice
Les soutiens de "Zempache"
. ©E. Stimpfling
Ce matin, les 3 accusés ont une nouvelle fois été interrogés, mais cette fois il était question de leur personnalité, de leur parcours familial et professionnel, de leur projet de vie aussi.

Rony Jeanlys est le premier à être appelé à la barre. Déjà condamné à plusieurs reprises pour des affaires de stupéfiants et de recel, il plaide des erreurs de jeunesse, assurant avoir changé. Pour preuve, il indique avoir obtenu en détention un Cap puis un Baccalauréat et ajoute suivre toujours en prison une formation de création d’entreprise, avec le projet d’ouvrir un magasin une fois sa peine purgée. Seul regret: ne jamais avoir vu son fils aujourd’hui, âgé de 3 ans.

Kévin Haguy raconte une scolarité difficile, au collège en section SECPA, puis une formation « froid et climatisation » au lycée jamais terminée, à laquelle vient s’ajouter une formation d’agent de sécurité au RSMA. Le tout suivi de nombreux CDD mais sans contrat d’embauche définitif. Le jeune homme raconte aussi le décès accidentel de sa petite sœur âgée de 8 ans. Un décès toujours inexpliqué à ses yeux.

Vient enfin le mineur, celui qui avait 16 ans lorsqu’il a tué Zempache. Une enfance compliquée avec un père biologique absent, une mère dure qui ne laisse rien passer, une formation scolaire par défaut et beaucoup d’après-midis passés dans la cité à essayer de se faire un nom et donc une réputation…

Objectif très rapidement atteint : le 30 mars 2019, il mutile d’un coup de fusil un homme qui l’avait agressé deux mois plus tôt. 24 heures, plus tard, il tue Zempache, toujours avec la même arme.

Aujourd’hui, il espère être transféré dans une prison dans l’Hexagone pour pouvoir suivre une vraie formation professionnelle.