71ème Tour cycliste international de la Guadeloupe : l’édition la plus relevée de l’avis général

cyclisme
Alexandre Rabineau, de la Team CCD, dans la montée de Palmiste, à Gourbeyre, le 7 août 2022.
Tour 2022 : Alexandre Rabineau, de la Team CCD, dans la montée de Palmiste, à Gourbeyre, le 7 août. ©Guillaume Aricique - Guadeloupe La 1ère
Cette année, le Tour international cycliste de la Guadeloupe a mis les compétiteurs à rude épreuve, avec quelques nouveautés. Un parcours plus long et légèrement amélioré avec, pour la première fois, notamment, l’indigeste montée de Palmiste, à Gourbeyre. Une configuration qui fait dire à certains que le Tour a été bien plus difficile, cette année.

Le 71ème Tour international cycliste de la Guadeloupe restera dans les mémoires pour avoir été l’édition de bien des souffrances, des abandons en cascades (47 au total), de tous les risques, du dépassement de soi, de la fatigue et, même, de l’énervement parfois.

Au-delà des épreuves affrontées au fil des étapes, les écarts à l’arrivée confirment combien l'édition 2022 a été impitoyable.

Fréderic Théobald, le président du Comité régional cycliste des îles de Guadeloupe (CRCIG), assume son choix d’avoir corsé les choses :

C’est un tour international, donc nous avons un cahier des charges à respecter et, en tant que président de l’organisation, nous avons voulu positionner le Tour dans un premium, c’est-à-dire avec des arrivées aux sommets, pour s’inspirer un peu du tour de France.

Fréderic Théobald, président du CRCIG
Fréderic Théobald, président du CRCIG ©Rudy Rilcy et Ludovic Gaydu - Guadeloupe La 1ère

Le courage des hommes a été largement sollicité, comme rarement dans l’histoire de cette compétition, avec une moyenne qui donne le vertige, confirme Claude Bourriquis, commissaire de course :

En kilométrage, c’était plus long, mais vis-à-vis de la classe du Tour, il fallait avoir des kilométrages conformes au cahier des charges

Claude Bourriquis, commissaire de course 

Claude Bourriquis, commissaire de course ©Rudy Rilcy et Ludovic Gaydu - Guadeloupe La 1ère

Les engagés dans cette course se révèlent être des durs à cuire, qui ont prouvé leur immense capacité de résistance mais qui, quelques fois, ont dû s’avouer vaincus.
Cela a été le cas lors de l’étape dont la ligne d’arrivée était positionnée à la section Village de Bouillante, décrite comme la plus dure, par ce coureur amateur :

La question ne se pose pas : le Tour était vraiment dur. Comme dit Molia : « Té ni dombrés tou boneman ! ». Ca a fait mal, surtout Village, qui est très très difficile à monter

Coureur amateur
Cycliste amateur ©Rudy Rilcy et Ludovic Gaydu - Guadeloupe La 1ère

Les coureurs, pourtant, ont relevé le défi. Des hommes dont on a pu voir les visages défaits, les regards hagards et qui, après avoir franchi la ligne d’arrivée, avaient du mal à tenir debout.

C’était vraiment difficile cette année, parce que les gars ont souffert. La course était pour les plus forts. Ce n’est pas que les nôtres Antillais n’étaient pas bons, mais l’épreuve était de très haut niveau. Mais on fait avec !

Supporteur

Supporters ©Rudy Rilcy et Ludovic Gaydu - Guadeloupe La 1ère

Ces hommes-là sont faits d’un autre bois que nous, qui les regardons, admiratifs, car il leur faut lutter continuellement contre la volonté de dire « stop ».
Et quand l’échec ou l’abandon se décide, cela réveille des émotions, jusque chez les supportrices.

Supportrices ©Rudy Rilcy et Ludovic Gaydu - Guadeloupe La 1ère

Fréderic Théobald ne s’y est pas trompé. Pour cet adepte des grandes épopées héroïques, oui, cette édition était vraiment très dure, la plus dure de tous les temps. Un tour à son meilleur niveau, estime le président du Comité régional cycliste des îles de Guadeloupe.