Goyave : ouverture d'une enquête après le saccage des bananeraies et les menaces de mort à l'encontre des planteurs

justice goyave
bananeraies saccagées Goyave
©Eric Stimpfling
Plusieurs parcelles de bananiers ont été saccagées dans la nuit du 5 au 6 juin, sur les hauteurs de Goyave. Sont visés de jeunes agriculteurs qui ont signé un bail avec l'ONF pour développer de l'agro-foresterie. Des menaces de mort ont aussi été proférées à leur encontre. Une enquête est ouverte.
Rien, il ne reste rien de cette parcelle de près de 4 hectares située sur les hauteurs de Blonzac à Goyave. Les 4000 pieds de bananes ont été sabrés, méthodiquement, dans la nuit du 5 au 6 juin. Un acte de vandalisme qui intervient alors que cette parcelle commençait tout juste à produire ses premiers régimes. 
parcelle saccagée régime bananes à terre
©Eric Stimpfling

"Vous voyez là, ce régime allait être emballé..." Aline Adonaï

Non content de couper les pieds porteurs, les vandales se sont également acharnés sur les rejetons. Et le massacre s’est poursuivi un peu plus loin avec l’écrasement des pieds de piments végétariens et la coupe de plusieurs jeunes cacaoyers. Un an de travail anéanti pour toute une famille. Même si c'est difficile, Aline Adonaï, ne baisse pas les bras. Ils ne sont pas les seuls à être victimes de ces actes de vandalisme et ce n'est pas la première fois.

Des agriculteurs menacés de mort

Une seconde parcelle de bananiers située en contre-bas a, elle aussi, été vandalisée au cours de la même nuit. Là encore, 4000 pieds ont été sabrés. Les vandales ont même laissés ce message à l’exploitant de la parcelle.
menace de mort
©Eric Stimpfling
Yanni Guillaume, agriculteur, est sous le choc.

En 2019, déjà...

Et ces actes sont loin d’être isolés. En août 2019, la parcelle de Laury Adonaï avait déjà été entièrement saccagée. 2000 vitro-plants de bananes avaient alors été détruits. Le 17 novembre 2018, Laury et 7 autres jeunes agriculteurs avaient signé un bail de 9 ans avec l’ONF pour développer de l’agro-foresterie sur 50 hectares. 
pied de bananier coupé
©Eric Stimpfling
Un projet auquel s’oppose le syndicat des petits planteurs de Cadet Sainte Rose qui se proclame seul propriétaire légitime des terrains, sans pour autant être en mesure de fournir le moindre titre de propriété. Nous avons tenté ce matin d’interroger les membres de ce groupe. Sans succès. 
 

Des plaintes déposées

Du côté des victimes, des plaintes ont été déposées et des expertises sont toujours en cours. Le point sur le début de cette enquête avec Eric Stimpfling.