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Le BRGM évalue l’impact des risques côtiers sur l’économie

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Vue de Pointe-à-Pitre et Jarry
Si le cyclone de 1928 survenait aujourd'hui, à quel point impacterait-il l'économie locale ? ©Nadine FADEL
Le BRGM compte sur les socioprofessionnels du territoire de Cap Excellence, pour l’aider à évaluer les impacts des risques côtiers (submersion marine et érosion du littoral), sur l’économie locale. Cela, via un questionnaire en ligne. A quel point vos entreprises sont vulnérables ?

 

LE CONTEXTE


C’est un fait : la Guadeloupe est soumise au risque de submersion cyclonique et le trait de côte recule.
Il découle de ce phénomène, lié à l’érosion du littoral et aux épisodes de submersion marine, une perte de terrain.
Or, le littoral de la Guadeloupe est, par endroit, très urbanisé. De surcroît, les principales activités économiques s'y concentrent.
Par ailleurs, l’exposition de l’archipel, aux risques côtiers, se renforce, le changement climatique aidant.

Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM, service géologique national et établissement de recherche publique de référence dans les géo-sciences) a donc lancé, en 2018, un projet triennal, baptisé « Evaluation économique des impacts des risques côtiers en lien avec le changement climatique sur le littoral de la Guadeloupe ».
Il s’agit de comprendre et de chiffrer les impacts directs (dégâts sur le bâti, destruction de stocks…) et indirects (suspension d’activité due à l’absence de réseaux routiers, ou encore de télécommunication).
 

LE PROJET

 
  • La finalité
Les résultats de l’étude du BRGM seront portés à la connaissance des décideurs locaux, dans le but d’élaborer une stratégie d’adaptation du territoire pertinente, pour faire face aux effets du changement climatique sur le littoral de la Guadeloupe.
Plusieurs solutions alternatives pourraient alors émerger pour sortir des logiques classiques de construction d’infrastructures de protection contre l’océan, d’interdiction de nouvelle implantations ou de recomposition des terrioires.
Selon les résultats de l’enquête actuellement menée auprès des entreprises, l’équipe du BRGM imagine :
  • Des actions de protection des infrastructures et réseaux les plus sensibles;
  • Des stratégies d’adaptation spécifiques à certains secteurs d’activité;
  • Des catalogues d’actions à l’échelle des établissements;
  • Des opérations de préparation anticipées de reconstruction rapide et résiliente;
  • Mais aussi le lancement d’une forte dynamique locale de concertation élargie, réunissant non seulement les acteurs techniques et institutionnels mais aussi les membres de la sphère économique.
 
  • Appel à collaboration
La démarche du BRGM est participative. Le chiffrage et la compréhension des perturbations économiques causées par la submersion marine reposent entièrement sur l’implication des chefs d’entreprises. En effet, les patrons sont appelés à répondre à un questionnaire d’auto-diagnostique de vulnérabilité, en ligne.
 
  • Le cyclone de 1928, comme support d’évaluation
Modélisation du cyclone de 1928, dans le contexte actuel (2019).
Modélisation du cyclone de 1928, dans le contexte actuel (2019). ©BRGM/
Et si le cyclone de 1928 survenait aujourd’hui ?
Les ingénieurs du BRGM ont modélisé ce phénomène, dans le contexte actuel. Ils ont aussi co-construis, avec les acteurs du territoire, un scénario post-catastrophe. Cet ouragan est, donc, pris comme base d’évaluation.

Pour rappel, ce cyclone, de catégorie 3, avait ravagé le centre de l’archipel et fait 1 400 morts (bilan officiel de l’époque).
Aujourd’hui, quels seraient les impacts économiques, en territoire bien davantage urbanisé ?

Le BRGM s’intéresse particulièrement à deux sites pilotes : Pointe-à-Pitre et Jarry.

Nous vous invitons à visionner la vidéo du BRGM, qui explique le contexte en détails… avant de cliquer sur le lien vers le questionnaire :
 
©BRGM - Service géologique national

Pour accéder au questionnaire, cliquer ICI !  
 

PAROLE DONNÉE AUX PARTENAIRES


Arnaud SOULIGNAC, est le chef du projet « Évaluation économique des impacts des risques côtiers en lien avec le changement climatique sur le littoral de la Guadeloupe », en tant qu’économiste de l’environnement au BRGM de Montpellier.
 
©Guadeloupe La 1ère


De quels risques côtiers parle-t-on ?
La réponse d’un ingénieur au BRGM Guadeloupe, expert en la matière : Manuel MOISAN.
 
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Porté par le BRGM, le projet a aussi bénéficié du financement de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), à hauteur de 70%, pour un total de près de 360 000 €, sur 3 ans. Pourquoi l’ADEME s’est intéressée à cette étude d’impact ? La réponse d’Elisa RHETIERE, ingénieur du service « Urbanisme durable et climat » de l’ADEME Guadeloupe.
 
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Autre contributeur : la Chambre de commerce et d’Industrie des îles de Guadeloupe (CCI IG), à hauteur de 5%. C’est surtout un maillon important du projet, qui repose sur la participation des chefs d’entreprise… invités à répondre au questionnaire en ligne.
Écoutons, à ce sujet Robert PROCIDA, Directeur de l’antenne de la CCI IG à Basse-Terre.
 
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Enfin, Emma TARER, chef du service « Développement Durable » au sein de la Communauté d’agglomération « Cap Excellence » explique pourquoi le choix de Pointe-à-Pitre et Jarry, comme sites pilotes, est judicieux ; ce sont des territoires à enjeux.
 
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