Des soignants suspendus mais prêts à aller jusqu'au bout de leur action

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Bik a rézistans
"Bik a rézistans", CHUG ©Ch. Danquin
Cela fait 6 mois qu’ils vivent sans revenus et forcément, leur situation était un sujet épineux de la campagne présidentielle. Les soignants suspendus car non vaccinés sont toujours mobilisés devant le CHUG. Un quotidien de plus en plus difficile sans aucune perspective sur l’avenir.

Devant le CHU de la Guadeloupe se dresse le "Bik à résistans".  Tous les matins, Jade Nannette s'y rend pour rejoindre ses collègues.

Sans salaire depuis le 03 novembre 2021, la jeune femme de 30 ans, infirmière depuis près de 10 ans, fait partie des soignants suspendus suite à la loi sur l’obligation vaccinale.
Mais il faut bien le dire, c'est un quotidien qui commence à peser 

Jade Nanette infirmière suspendue

©Guadeloupe

Pas facile non plus pour Delphine Isaac, technicienne de laboratoire et mère de trois enfants et Corinne Sophie, infirmière au bloc opératoire, de gérer le quotidien

Delphine Isaac et Corinne Sophie

La vie sur le bik
. ©Ch. Danquin

Un quotidien compliqué économiquement. Pour autant, même sans ressources, elles n’ont pas l’intention de changer de position : elles n’iront pas se faire vacciner

Delphine Isaac et Corinne Sophie

©Guadeloupe

la vie sur le bik
. ©Ch. Danquin

Au CHU, selon la direction, 161 soignants sont actuellement suspendus. Des soignants mobilisés depuis des mois et dont la réélection d’Emmanuel Macron n’entache en rien leur détermination, bien au contraire. 

Jade Nanette

©Guadeloupe

Sandro Sormain : Secrétaire adjoint UTS-UGTG/ CHSCT

©Guadeloupe

Des syndicats qui attendent de pied ferme le nouveau directeur du CHU et qui n’entendent rien lâcher jusqu’à la réintégration de tous les soignants suspendus en Guadeloupe.

La vie dans le Bik
. ©Ch. Danquin