La Désirade : des soignants se joignent à la fronde contre l'obligation vaccinale

manifestation la désirade
Manifestation anti obligation vaccinale à la Désirade - 04/12/2021
Manifestation anti obligation vaccinale à la Désirade - 04/12/2021 ©Yasser Bracat
A La Désirade aussi, certains soignants refusent d'être vaccinés contre la Covid-19. Mais suspendre le peu de professionnels de santé, pourrait priver les patients de soins, encore plus sur ce petit territoire qu'ailleurs, selon les familles et les travailleurs concernés qui ont manifesté, ce samedi

L'élan contestataire de la Grande-Terre et de la Basse-Terre s'est étendu à La Désirade, ce samedi 04 décembre 2021.
Un groupe d'un peu plus d'une dizaine de personnes a marché dans le bourg et s'est réuni au niveau du débarcadère du port de l'île, en matinée, pour dénoncer là aussi l'obligation vaccinale imposée aux soignants.

Sur ce petit territoire, les professionnels de santé sont peu nombreux. Suspendre les contrats et priver d'activité le peu de ceux qui exercent sur place, équivaudrait à mettre en péril la santé des habitants, selon les militants présents.
Deux petites associations sont particulièrement impactées, par cette mesure : "Soins Ti Kaz", qui propose des soins infirmiers à domicile et "Allo Mamie", structure d'aide et d'accompagnement de personnes âgées. Toutes deux risquent de voir leur bon fonctionnement compromis.

C'est pourquoi, les travailleurs concernés, mais aussi les familles des patients, ont tenu à faire entendre leur désaccord, quant à l'application de la loi, sur l'île.
Parmi eux, il y avait Christiane Eulalie, une habitante de La Désirade, solidaire des soignants opposés à l'obligation vaccinale :

Christiane Eulalie, habitante de La Désirade. ©Yasser Bracat - Guadeloupe La 1ère

En écho aux marches organisées en Guadeloupe dite "continentale", les manifestants ont entonné la même chanson que le Collectif d'organisations en lutte : "Yo armé, nou pa armé !"
C'est à dire "Ils sont armés, nous ne sommes pas armés !", refrain né quand le gouvernement a décidé d'envoyer des renforts du RAID et du GIGN, dans l'archipel en proie à une crise sociale sévère.

"Yo armé, nou pa armé !" ©Yasser Bracat - Guadeloupe La 1ère