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Kamannyòk
Reportage au coeur du monde agricole de l’archipel.
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Relance de la filière agrumes (3-un plan sur cinq ans)
Depuis l apparition du citrus-greening (HLB) en Guadeloupe en 2012, la production annuelle d agrumes a chuté de 6 000 tonnes moins de 1 000 tonnes. Le plan de relance de la filière, porté par l IGUAFLHOR, vise produire 3 000 tonnes de citron vert d ici cinq ans, en implantant 100 hectares. Un plan qui va mobiliser les pépiniéristes, les agriculteurs, les chercheurs, et qui nécessite des financements adaptés. Du côté des producteurs, il y a ceux qui ont vu leur verger anéanti par le citrus-greening ; et ceux qui n ont connu cette culture qu avec la présence de la maladie Intervenants : Frédéric Bourseau, Larric Bonine, exploitants agricoles ; Manuel Gérard, animateur l IGUAFLHOR.
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Relance de la filière agrumes (2-du citron toute l’année
Outre l itinéraire cultural, la relance de la filière agrumes en Guadeloupe s appuie aussi sur les innovations variétales. Le CIRAD continue d évaluer des porte-greffes tolérants au HLB (grâce leur caractère polyploïde). Mais il travaille aussi sur le potentiel de certaines variétés de fruits. Les chercheurs ont ainsi sélectionné une nouvelle variété de citron vert. Issue, comme la lime Tahiti, du croisement entre un « citron-pays » (lime mexicaine) et un citron jaune, cette lime tolérante au citrus-greening est aussi « remontante » : elle produit des fleurs et des fruits toute l année. L hybride est actuellement testé chez huit producteurs, dont cinq Marie-Galante. Intervenants : Raphaël Morillon, responsable de l équipe CIRAD-INRAE qui travaille sur les agrumes ; Yann Froelicher, chercheur au CIRAD (Corse), chargé du programme d innovation variétale sur les agrumes ; Saturnin Bruyère, ingénieur technicien au CIRAD, spécialiste des agrumes ; David Potony, Jean-Christophe Dragin, exploitants agricoles.
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Relance de la filière agrumes en Guadeloupe (1-cultiver autrement)
Relancer l agrumiculture en Guadeloupe C est le défi que veut relever l IGUAFHLOR (Interprofession guadeloupéenne des fruits, légumes et horticulture). La bactérie du citrus-greening (ou HLB), apparue sur le territoire en 2012, a décimé en trois ans la production d agrumes. Mais les avancées de la recherche montrent qu aujourd hui, il est de nouveau possible de produire des fruits, sur la durée. Cela passe par des méthodes de cultures adaptées, qui limitent l impact de la maladie. Taille des arbres, fertilisation raisonnée et irrigation constituent les trois piliers de cet itinéraire technique, expérimenté par le CIRAD. Intervenant : Saturnin Bruyère, ingénieur technicien au CIRAD, spécialiste des agrumes.
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Larric Bonine, les doutes d’un jeune planteur de canne
Il était dans la rue, en 2024, avec son tracteur, parmi les planteurs mobilisés pour réclamer une revalorisation du prix de la tonne de canne vendue aux sucreries en Guadeloupe. Larric Bonine, un jeune agriculteur de 32 ans, installé sur 30 hectares Lamentin, avait abandonné pendant cinq ans cette culture, faute de revenus suffisants ; et pourrait bien la supprimer nouveau de son exploitation. Il nous livre ses doutes et sa réflexion sur le fonctionnement de la filière, alors que les discussions se poursuivent entre les acteurs, afin de définir un nouveau modèle économique pour cette canne sucre. Intervenant : Larric Bonine, exploitant agricole.
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Campagne sucrière 2025 : le casse-tête des cannes renvoyées
Lancée le 10 février, la campagne sucrière 2025 pour la Guadeloupe dite continentale connaît une situation inédite : sur les 455 000 tonnes de cannes attendues par l usine Gardel, environ 200 000 tonnes sont des cannes « renvoyées ». Ce sont toutes celles qui sont restées sur pied en 2024, du fait des deux mois de retard dans le démarrage de la récolte. L état de ces parcelles s est fortement dégradé, ce qui complique les opérations de coupe et aura un impact sur les rendements et sur la richesse saccharine des tiges. D où l inquiétude des planteurs concernés, déj privés de recettes l an dernier. Intervenants : José Daridan, Larric Bonine, exploitants agricoles.
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TISARU, étude sur les maladies parasitaires des ruminants en Guadeloupe
Réalisé en 2023-2024, le projet TISARU (TIques et risques SAnitaires chez les RUminants) a permis de dresser un état des lieux sur les maladies parasitaires dans les élevages de bovins, caprins et ovins en Guadeloupe ; et de constater l état des résistance des parasites externes (tiques) et internes (vers intestinaux) aux traitements. Les résultats de cette enquête ont été présentés aux éleveurs, lors de deux séminaires les 10 et 17 décembre 2024 (https://asset.antilles.hub.inrae.fr/vie-scientifique/projets-de-recherche/tisaru-2023-2024). Un « petit guide pratique pour la santé des ruminants en Guadeloupe » sera diffusé prochainement auprès des éleveurs. Intervenants : Manuel Lesueur, José Daridan, exploitants agricoles ; Sylvie Lecollinet, coordinatrice du projet TISARU ; Joanna Cozier, agronome au CIRAD.
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Campagne de dératisation dans les champs (2/2 : optimiser la lutte)
Dératiser en deux mois 14 500 hectares, soit la moitié des surfaces agricoles de la Guadeloupe : c est l ambition de la campagne de lutte collective contre les rongeurs, démarrée début janvier. Jusqu au 14 mars, les agriculteurs peuvent acheter un tarif préférentiel, jusqu 4 kg de raticide par hectare cultivé. Chaque exploitant se voit aussi fournir 15 boîtes d appâtage, qui permettent de contrôler la consommation des blocs de poison par les rats. La FREDON, qui conduit l opération, souhaite ainsi optimiser et professionnaliser les pratiques de lutte. Dans les champs, on s organise pour sauver les cultures Intervenants : Christina Jacoby-Koaly, directrice de la FREDON Guadeloupe ; Kétaï Surville, technicien en santé du végétal et gestion des dangers invasifs la FREDON ; José Daridan, Fred Volmin, exploitants agricoles.
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Campagne de dératisation dans les champs (1/2 : une ampleur inédite)
Une grande campagne de dératisation dans les exploitations agricoles de Guadeloupe a démarré le 3 janvier 2025 et s'achèvera le 14 mars. Une opération de lutte collective pilotée par la Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles (FREDON), avec un budget sans précédent : plus de 932 000 €, financés à 75% par le Département. 56 tonnes de raticides sont prévues pour les différentes filières, dont 46 tonnes pour la canne à sucre, très impactée par les attaques des rongeurs.
Intervenants : Sony Khidou, exploitant agricole ; Kétaï Surville, technicien en santé du végétal et gestion des dangers invasifs à la FREDON ; Christina Jacoby-Koaly, directrice de la FREDON Guadeloupe.
À propos du programme
Reportage au coeur du monde agricole de l’archipel.