Une manifestation pour lier les combats contre le Chlordécone et le Glyphosate

pesticides pointe-à-pitre
Chroldécone Mosanto, même combat !
©Daniel Querin

Ils n'étaient pas nombreux, hier matin, sur la place de la Victoire, pour la manifestation mondiale anti-pesticides, relayées localement par l'association REV Guadeloupe. Les militants ont tout de même délivré leur message : justice doit être rendue aux victimes du chlordécone, comme du glyphosate.

L'appel lancé par le Rassemblement écologiste et volontariste (REV) Guadeloupe, aux citoyens "concernés par les procédures en justice dans le scandale du chlordécone et autres pesticides", n'a pas remporté un franc succès, ce samedi 15 mai 2021 : un peu plus de dix manifestants étaient rassemblés devant le kiosque de la place de la Victoire de Pointe-à-Pitre.

La cause, pourtant, concerne une grande partie de la population de la Guadeloupe.

Par ailleurs, cette manifestation devait faire écho, localement, à la "Marche mondiale contre Monsanto", du nom du fabricant de l'herbicide Roundup, qui contient du glyphosate.

Marche mondiale contre Mosanto-Bayer

Les messages des personnes présentes imbriquaient, donc, les deux problématiques, comme pour dire : Chlorédone et Glyphosate, même combat !

Jistis pou nou, nou pwazoné !

Klòwdékòn ka tchouyé, Jistis !

Mosanto sème la mort, STOP !

Reconnaisance du préjudice

Mosanto asasiné nou, pwazoné nou

Chroldécone Mosanto, même combat !
©Daniel Querin

Il est temps, selon les orateurs de REV Guadeloupe, que la société civile se dresse contre les multinationales comme Monsanto-Bayer :

©Daniel Querin - Guadeloupe La 1ère

Astrid Arconte est la présidente de l'association "REV Guadeloupe". Elle ne s'offusque pas du manque d'implication de la population locale, lors des manifestations qui visent à soulever les problématiques liées à l'empoisonnement des habitants, des terres et des eaux de Guadeloupe, par la molécule chlordécone.

©Daniel Querin - Guadeloupe La 1ère

A noter que, vendredi 14 mai 2021, la condamnation de Monsanto, racheté par le groupe allemand Bayer, a été confirmée, en appel, par la justice américaine. 
Edwin Hardeman, plaignant atteint d'un cancer, a donc obtenu gain de cause ; il touchera 25 millions de dollars de dommages et intérêts.

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