Les autorités sanitaires américaines déconseillent l'usage de l'Ivermectine, contre la Covid-19

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Ivermectine
©AFP
Quelle idée de prendre un antiparasitaire pour bétail, comme traitement préventif de la Covid-19, chez l'homme ?! C'est en substance la question que se pose, le Département de la santé du Mississipi, où les appels au centre antipoison se multiplient, suite à des ingestions de ce médicament.

L’Ivermectine est, pour bien des opposants à la vaccination, l’un des médicaments-miracle contre la Covid-19.
Il s'agit pourtant d'un antiparasitaire utilisé, notamment, pour soigner la gale ; il est, par exemple, administré aux chevaux ou aux vaches, pour les débarrasser des vers intestinaux.

Ainsi donc, le département de la santé du Mississipi est en alerte et a mis en garde la population, après avoir constaté la hausse de la consommation de ce produit, par des hommes et des femmes.
De nombreux cas d’intoxications lui sont parvenus ; au moins 70% des appels récents sont liés à l’ingestion de ce traitement, sous sa formule pour bétails, et à ses conséquences.

La liste des symptômes qui peuvent survenir est longue ; il y a, par exemple, des éruptions cutanées, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, des troubles neurologiques, voire des hépatites sévères.

La prescription de ce médicament, dans sa formule prévue pour l'homme, doit, pour rappel, être encadrée par un médecin.
Aux Etats-Unis, ce traitement n’est pas recommandé pour lutter, à grande échelle, contre le coronavirus.

Le phénomène a pris une telle ampleur que la FDA (Food and Drug Administration), service du gouvernement américain responsable de la pharmacovigilance, a dû intervenir, en postant sur son compte twitter un message coup de poing :

Vous n’êtes pas un cheval. Vous n’êtes pas une vache. Sérieusement, arrêtez tous maintenant !

US FDA (21 août 2021)

Clairement, selon cette agence fédérale, la consommation d'Ivermectine en grande quantité peut avoir de graves conséquences, sur la santé humaine.

De même, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a émis des réserves, car les résultats des études cliniques ne sont pas probants. La plupart ont là aussi été réalisés sur des animaux.
 

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