Les filières d’immigration clandestine toujours aussi actives autour de la Guadeloupe

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Un bateau de passeurs

Le 18 avril, les autorités de l’île de la Dominique ont bloqué l’appareillage de l’Arlequin, un voilier, sur lequel avait embarqué un nombre non précisé de migrants dont la destination finale devait être l’île de Saint-Martin.

Malgré la pandémie, les filières d’immigration clandestine à destination de la Guadeloupe continuent de fonctionner. Selon un officier de la police de l’Air et des Frontières, sur le voilier bloqué par les autorités dominicaises se trouvaient plusieurs migrants. "Des armes et de la drogue ont également été trouvées à bord" ajoute cette même source qui précise avoir obtenu confirmation de ces informations dans le cadre de la coopération entre les forces de l’ordre des deux pays.

Le voilier Arlequin, dont la destination finale devait être l’île de Saint Martin, faisait l’objet d’une opération de surveillance. L’organisateur de cette filière, un ressortissant dominicais, dont l’identité n’a pas été dévoilée, serait celui qui avait également organisé le transport de 64 migrants, le 22 février à bord du Sea Lion. Ce bateau à moteur de 9 mètres de long s’était échoué sur la barrière de corail du Grand Cul de Sac Marin, à proximité de l’îlet Caret.
Le sauvetage et la prise en charge des migrants avaient nécessité le déploiement d’’un important dispositif maritime. 

Un incident similaire s'était déjà produit le 10 juin 2019. Le Matthew Lawe, un sloop (voilier) de 12 mètres battant pavillon canadien, s'était échoué sur l'îlet de la Tête à l'Anglais, avec à son bord 27 migrants haïtiens.
Le passeur dominicais avait été condamné à deux ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre le 7 novembre 2020.