Mise en garde de l'Agence régionale de santé contre une possible pollution des eaux de baignade après les intempéries

mer
Plage avant pluie
©DR
Les fortes pluies de cette semaine ont eu de nombreuses conséquences sur les sols du département, mais pourraient également agir sur la qualité des eaux de baignade. D'où une mise en garde de l'ARS Guadeloupe. En effet, de nombreux détritus ont été rejetés dans les eaux de l'archipel. 
L'Agence régionale de santé met la population en garde contre la qualité des eaux de baignade, après l'épisode pluvieux intense que l'archipel a connu.
 

Une pollution à court terme

La Guadeloupe est maintenue au niveau de vigilance jaune ce vendredi, par la Préfecture, pour fortes pluies et orages. 
Selon l'ARS, ces fortes pluies ont pu altérer la qualité des eaux de baignade du territoire, du fait des rejets des détritus. Ainsi, une pollution à court terme au sens de l’article D1332-15 du code de la santé publique* est possible. Elle peut se traduire par une contamination microbiologique en Escherichia coli, en entérocoques intestinaux ou en micro-organismes pathogènes.
D'où cette demande de prudence, car la situation peut présenter un risque pour la santé des baigneurs, particulièrement sur les plages impactées ces derniers jours.
Un retour à la normale devrait intervenir dans les prochains jours sous réserve de la stabilisation de la situation météorologique.
* Article D1332-15 Modifié par Décret n°2008-990 du 18 septembre 2008 - art. 1
1° Une eau de baignade est caractérisée par une zone où l'eau est de qualité homogène. 

2° La saison balnéaire définie pour chaque eau de baignade est la période pendant laquelle la présence d'un grand nombre de baigneurs est prévisible. Lorsque la saison balnéaire s'étend sur l'année entière, elle commence le 1er octobre et s'achève le 30 septembre. 

3° Un grand nombre de baigneurs correspond à une fréquentation estimée élevée, compte tenu notamment des tendances passées ou des infrastructures et des services mis à disposition ou de toute autre mesure prise pour encourager la baignade. 

4° Une pollution correspond à la présence :

-d'une contamination microbiologique en Escherichia coli, en entérocoques intestinaux ou en micro-organismes pathogènes ;

-ou d'autres organismes tels que les cyanobactéries, de macroalgues ou de phytoplancton marin ;

-ou de déchets tels que, notamment, résidus goudronneux, verre, plastique ou caoutchouc, 

affectant la qualité des eaux de baignade et présentant un risque pour la santé des baigneurs. 

5° Une pollution à court terme est une contamination microbiologique portant sur les paramètres Escherichia coli ou entérocoques intestinaux ou sur des micro-organismes pathogènes qui a des causes aisément identifiables, qui ne devrait normalement pas affecter la qualité des eaux de baignade pendant plus de soixante-douze heures environ à partir du moment où la qualité de ces eaux a commencé à être affectée. 

6° Une situation anormale est un événement ou une combinaison d'événements affectant la qualité des eaux de baignade à un endroit donné et ne se produisant généralement pas plus d'une fois tous les quatre ans en moyenne. 

7° Les mesures de gestion adéquates en cas de pollution sont les mesures visant à prévenir l'exposition des baigneurs à la pollution, à améliorer la qualité de l'eau de baignade et à assurer la fourniture d'informations au public, régulièrement mises à jour, sur la qualité de l'eau de baignade et sa gestion. Elles relèvent des obligations qui incombent à la personne responsable de l'eau de baignade aux termes de l'article L. 1332-3.
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