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De la pluie, oui mais pas trop !...

agriculture
Champs inondés
Des parcelles inondées, des cultures envahies par l’herbe et par les parasites, comme les chenilles. Les agriculteurs souffrent des pluies qui durent, mais aussi des températures nocturnes, qui restent élevées. Certains légumes se font rares et cela se ressent sur les prix…
Les pluies répétées et parfois intenses, que nous connaissons depuis plusieurs mois, commencent à devenir problématiques pour les exploitants agricoles. Certains fruits et légumes se font rares actuellement sur les marchés. Normal : les conditions climatiques à cette période de l’année ne sont pas favorables à la culture de la tomate ou de la salade. Mais la persistance des pluies risque de perturber la production agricole à plus long terme ; et pas seulement pour les cultures maraîchères ou vivrières. C’est le cas aussi par exemple pour la canne. Certes la pluie permet une bonne croissance, qu’il s’agisse des cannes en repousse ou de celles qui ont été replantées cette année. En revanche, cela ne fait pas l’affaire des cannes dites « renvoyées », c’est-à-dire les parcelles plantées fin 2015, pour être récoltées en 2017. Ces cannes, qui ont donc plus de 12 mois, sont en train de « pourrir » dans les champs inondés.
ECOUTEZ/ Jocelyn Daulcle, planteur installé section Cocenda à Anse-Bertrand. Les pluies retardent aussi les travaux de plantation pour ses cultures maraîchères :

Jocelyn Daulcle

Les pluies ont aussi perturbé le programme de replantation dans la canne, puisque les parcelles ne sont pas accessibles. Ces replantations, qui auraient dû s’achever en octobre, se poursuivent encore en cette fin-novembre
A cause de ces pluies, certains agriculteurs perdent leur production, quand leurs parcelles (de melons, par exemple, ou de patate douce) se retrouvent noyées. Christophe Latchman est agriculteur bio, installé section Chouchou à Lamentin. Comme d’autres producteurs, il a subi plusieurs inondations ces derniers mois. Elles n’ont pas entraîné pour lui des pertes directes. Mais la persistance des conditions très humides (avec aussi des nuits qui tardent à se rafraîchir) a d’autres conséquences pour ses cultures :
ECOUTEZ : Christophe Latchman 

Christophe Latchman

Et les attaques sont telles que les traitements bio utilisés contre ces chenilles s’avèrent inefficaces…
Les conditions climatiques actuelles (avec les pluies qui durent, et les températures nocturnes qui restent encore élevées) ont elles aussi des conséquences sur les productions agricoles : parcelles inondées, travaux de plantation retardés, et aussi prolifération de nuisibles, comme les chenilles, qui font beaucoup de dégâts. Raymond Coudoux est agriculteur bio. Installé section Chabert à Petit-Canal, où il cultive de la canne, mais aussi des plantes vivrières et maraîchères, il subit les pluies depuis plusieurs mois. Et cela perturbe fortement son activité :
ECOUTEZ Raymond Coudoux 

Raymond Coudoux


 


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