Près de 3 semaines après les premiers barrages, le pont de La Boucan déblayé par les forces de l'ordre

L'un des plus gros barrages routiers de Guadeloupe, fruit de la contestation sociale née mi-novembre du refus de l'obligation vaccinale des soignants et pompiers, a été démonté par les forces de l'ordre, tôt ce mardi matin. Le pont de La Boucan, à Sainte-Rose est désormais praticable

"Cette nuit, les forces de l'ordre ont débloqué les barrages implantés sur la commune de Sainte-Rose", a annoncé la préfecture dans un communiqué.
Le barrage de La Boucan, à Sainte-Rose, était constitué de près de 20 barricades sur près de 10 km. Quasiment hermétique à tous les véhicules sous la garde de plusieurs collectifs, il a finalement été déblayé par des forces de gendarmerie après trois semaines de blocage. 

L’image du jour, ce sont les axes routiers et le pont de la Boucan rendus à la circulation. En l’espace de trois semaines, la commune du nord Grande-Terre, d’ordinaire si tranquille s’était mue en une véritable forteresse, un bastion imprenable en forme de pied de nez à l’autorité préfectorale et aux discours sur l’ordre républicain, malgré les contingents de militaires et de forces spéciales arrivés de Paris. Alors, ce matin, à la surprise générale, les militaires ont mené une opération coup de poing à grand renforts de moyens pour lever les barrages.

Un moment qu'attendaient de nombreux habitants de la commune.
Certains se sont confiés à Gessy Blanquet : 


Trois personnes ont été interpellées "dans le calme et sans affrontement", a-t-on appris auprès de la gendarmerie. 
"L'action des forces de sécurité a permis, dans le même temps, de maintenir la circulation sur l'ensemble du territoire", souligne la préfecture qui mentionne également deux autres personnes interpellées aux Abymes.

A (re) voir le reportage de Jacky Massicot et Christian Danquin :