Le rectorat prie les enseignants d'attendre la fin des examens pour partir en vacances

polémique
Camille Galap, recteur d'académie de Guadeloupe
Camille Galap, le recteur d'académie de la Guadeloupe sur les résultats du Bac ©Olivier Lancien.
Camille Galap frappe du poing sur la table et rappelle le règlement en matière de départ en congés des enseignants : pas avant la fin des examens. Le SNEP FSU estime que la circulaire est illégale.

Une polémique dans l’Education nationale. Le rectorat de la Guadeloupe a publié une circulaire, il y a quelques jours pour demander aux enseignants de ne pas quitter la Guadeloupe avant le 12 juillet prochain, date de la fin des examens, notamment les oraux du bac. 

Le syndicat SNES FSU dénonce cette circulaire


Le SNES FSU monte au créneau pour dénoncer cette circulaire. Le syndicat estime qu’elle est illégale. De nombreux enseignants ont déjà pris leur billets d’avion pour partir en congé. Pour Le syndicat national de l’enseignement supérieur, il y a un problème d’organisation au sein de l’académie.
"Les enseignants ont une vie de famille, une vie personnelle. A partir du moment où il n'y a plus d'élèves, ils peuvent disposer de leur vie personnelle comme ils le souhaitent. S'il n'y a pas de convocation à l'avance, il est difficile pour eux de s'organiser".
Le syndicat demande des ordres de mission avec des convocations longtemps à l'avance. Selon Guillaume Marsault, du syndicat SNES FSU, "quand le recteur publie cette circulaire le 8 juin, on sait très bien que les enseignants qui partent en vacances ont pris leurs billets, il y a 3,4, voire 5 mois". 

Le recteur rappelle la règle


Le recteur d’académie, Camille Galap, estime qu’il s’agissait simplement de rappeler la règle aux enseignants. Ceux du second degré ne doivent pas quitter l’académie avant le 12 juillet donc n'ont pas à prendre leurs billets avant la fin des examens, date de fin de leurs obligations de service. 
Camille Galap met en avant l’intérêt et l’avenir des jeunes guadeloupéens, mais pour lui il n’y a pas de coercitions. 
"Ils n'ont pas forcément besoin de cette circulaire pour savoir qu'ils doivent rester sur le territoire
Imaginons un instant qu'il y ait une épreuve orale pour laquelle nous n'aurions pas d'enseignant. Pour l'instant, nous ne savons pas combien d'élèves passeront les oraux. Donc, il faut avoir un nombre d'enseignants disponibles pour faire passer ces oraux. C'était juste un rappel" explique le recteur d'académie

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