Sourds et malentendants : difficultés, attentes et accompagnement

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Depuis janvier et durant neuf mois, une enquête commanditée par l’ARS et menée par le CROIH, a charge de recueillir toutes des données concernant les sourds et malentendants de Guadeloupe en dressant une cartographie du territoire tout en rendant compte les conditions matérielles et sociales de leur existence, des difficultés qu’ils rencontrent et comment les accompagner.

Depuis la fin des restrictions et du retour à la vie, la communauté sourde de Guadeloupe essaie se réunir à nouveau, une fois par mois.

Samedi 25 juin, à Grand Camp, aux Abymes, la thématique était le jeu, de société ou culturel comme le Fon Lèspri Koko.

C'est enfin un évènement organisé où on peut échanger, se réunir. J'espère qu'il y aura d'autres événements où les sourds pourront se réunir ou se rencontrer. 

Corinne Encelade, membre de la communauté sourde

Il faut essayer de motiver un petit peu les troupes pour développer toutes les associations et qu'on puisse se rencontrer et organiser des rencontres intergénérationnelles.

Olivier Briquet, président de l’association Gwada Lyannaj Soud’ Lwazi e Kilti.

Ces moments d’échanges et de partages sont aussi propices à la réalisation d’une enquête, commanditée par l’Agence régionale de santé.

C'est la première enquête de cette sorte où l'on a quelques données d'enquête nationale mais qui sont beaucoup trop rares sur la population sourde et malentendante et sur les territoires ultramarins encore plus lacunaires. On a une sorte de double insularité pour la population sourde ultramarine qui est isolée. Donc on essaie d'avoir effectivement par tous les éléments possibles pour dresser un état des lieux qu'on espère complet et représentatif de cette population.

Marie Cholley-Gomez, chargée de mission Centre de ressources et observatoire des inadaptations et handicaps.

Cette enquête, débutée en janvier dernier et réalisée en partenariat avec les associations de sourds était très attendue de la communauté, notamment en ce qui concerne son accessibilité au quotidien.

La communauté des sourds a besoin de vivre normalement en tant que citoyen, dans le quotidien, la vie est difficile, dans le milieu familial, pour la recherche d'un emploi, pour tous les besoins de la vie quotidienne. On réclame la même chose depuis des décennies mais là ça va être marqué noir sur blanc.   

Vénus Dolmare, présidente de l’association Bébian un Autre Monde

La restitution de cette enquête sera apportée sous forme de publication scientifique fin septembre, et lors d’un séminaire, durant la Journée mondiale des sourds.