Une navette de l'Express des îles déroutée pour venir en aide à un bateau en difficulté

faits divers
Navire Liberty L'Express des îles
Navire Liberty ©Facebook L'Express des îles
Ce samedi 4 juin, un bateau de la compagnie maritime a dû faire demi-tour pour porter assistance à une autre embarcation en difficulté. En mer, la sauvegarde de la vie humaine est une obligation.

C'est peu après son départ de Grand-Bourg, à 16 heures, ce samedi 4 juin, que le Liberty, navire de la compagnie maritime L'Express des îles, reçoit un appel du Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage Antilles-Guyane (CROSS-AG). 

Le centre de secours demande alors au commandant, l'officier de l'Express des îles, Enor Zigault, s'il a croisé un bateau, de type canot saintois, en difficulté.
Un navire bleu ayant été signalé non loin de la bouée rouge, en sortant du port de Grand-Bourg, par une personne se trouvant à terre.
A bord, 8 personnes ont été recensées.

Le CROSS-AG redirige la navette vers le point de recherche. Liberty fait demi-tour et sillonne la zone pendant plus d'une heure. Sans trouver trace du bateau, ni de ses occupants. 

A l'intérieur, le commandant informe régulièrement les passagers de la situation. "Il n'y a eu aucun débordement, aucun mouvement d'humeur des passagers", dit-il avec satisfaction. 

Le centre de sécurité dépêche alors l'hélicoptère Dragon 971 sur les lieux, pour initier de nouvelles recherches. Le Liberty peut alors reprendre sa route. Prévu à Pointe-à-Pitre à 17h15, le bateau arrive finalement à destination à 18h15.

Contactée, la sous-préfecture de permanence affirme que cette histoire de bateau en difficulté est un canular.

Pourtant, un bateau ayant eu un souci technique en quittant le port, a bien été localisé par le Dragon 971, à plus de 8 kilomètres au sud-ouest de la bouée de Grand-Bourg explique Enor Zigault. L'hélicoptère a d'ailleurs pu établir le contact. Il y avait bien 8 passagers à bord. Après des réparations, ils ont pu repartir, vers la Dominique. 

Pour le commandant du Liberty, c'est un soulagement. 

Même si cela avait été un canular, dès qu'un navire est contacté, il a obligation de porter assistance. La sauvegarde de la vie humaine en mer est obligatoire. Cela aurait été dommage de ne pas y aller. On ne joue pas avec la vie humaine. 

Commandant Enor Zigault

La Convention SOLAS, safety of life at sea (sauvegarde de la vie humaine en mer) est un traité international adopté en 1974 visant à définir des normes relatives à la sécurité, la sûreté et l'exploitation des navires.