guyane
info locale

Un plan en trois axes pour redresser la pêche

social
Barrage à Kourou
Les pêcheurs à Kourou ©Patricia Triplet
Le ministre de la pêche, Frédéric Cuvillier et Victorin Lurel ministre des Outre-mer ont reçu les élus guyanais hier à Paris. Une réunion sans les pêcheurs qui n'ont pas souhaité se rendre dans la capitale - qui a permis de refixer le cadre. Des mesures annoncées selon trois axes.

Le premier axe concerne les moyens proprement dits d’éradication de la pêche.

  • La police des pêches passera plus de jours en mer et des moyens de gendarmerie dédiés spécifiquement à la lutte contre la pêche illégale seront mis en place
  •  Les ministres envisagent de nouveaux moyens de surveillance maritime notamment par satellite  en coopération avec le CNES
  • les zones d’accès interdites lors des lancements de fusée seront réduites dans leur surface et dans leur durée
  •  les deux ministres demandent au préfet de planifier au plus vite des opérations de lutte contre la pêche illégale. Un plan qui devra être opérationnel à la fin du mois

Le second axe : « renforcement de l’attractivité de la filière ».

 Les ministres proposent de faciliter le redémarrage de l’activité et la structuration de la filière. Tout cela devrait  être financé  par le fond Shell, le centre spatial guyanais, des fonds européens  ainsi que  par les collectivités locales volontaires.
 

Enfin le dernier axe concerne les dettes.

Victorin Lurel et Frédéric Cuvilier ont demandés au préfet de saisir L’établissement gérant la sécurité sociale des pêcheurs en vue d’un traitement au cas par cas au regard des situations individuelles, afin de  rééchelonner les dettes, voire, d’abandonner les intérêts moratoires.
 
En matière de coopération, Une commission mixte transfrontalière entre le Brésil et la France devrait se réunir début mars.

Les pêcheurs n'ont cependant pas levé leur barrage à l'annonce de ces mesures. Ce matin ils manifestaient au rond point de l'espace à l'entrée de la base spatiale et ils ont d'ailleurs échangé avec Bernard Chemoul, directeur du Centre spatial guyanais.

Publicité