Violences à Kourou sur fond de bataille politique

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Lancement Soyouz à Kourou
Lancement Soyouz ©ESA/CNES/Arianespace - S.Corvaja
Deux faits de violences majeurs ont marqué la ville spatiale ces derniers jours. Les victimes se sont fait braquer puis tirer dessus à coup de fusil. Les politiques se renvoient la responsabilité de l'escalade de la violence dans la commune.

Vif émoi au sein de la communauté Kouroucienne. En très peu de jours d’intervalle, deux citoyens se sont fait attaquer par des malfaiteurs armés : l’un dans son commerce, l’autre en pleine rue. Une escalade de violence qui a d'abord fait réagir François Ringuet. Quelques heures après l’agression rue Vermont Polycarpe hier, le conseiller général a fait paraître un communiqué. Il parle d’un "acte inqualifiable", qui témoigne de "l’institutionnalisation d’une violence gratuite sur Kourou". Selon lui, les assises de la sécurité et la venue du ministre de l’intérieur l'an dernier n’ont rien changé à la situation. Il accuse à demi-mot l’équipe municipale en place, d’avoir caché la gravité de la situation au gouvernement.
 

Les municipales avant l’heure

La réponse au communiqué de François Ringuet ne s’est pas faite attendre.  Aujourd’hui, Jean-Etienne Antoinette contre-attaque, qualifiant les propos du conseiller général « d’irresponsables ». En particulier ceux qui laisseraient entendre que les institutions publiques seraient des cautions actives à "l’institutionnalisation de la délinquance ", voire, les organisateurs direct des faits de délinquance. Le maire rétorque que depuis novembre 2012, en organisant les assises de la sécurité, il avait déjà interpellé l’Etat afin qu’il prenne toute la mesure des faits de violence. Une volonté semble-t-il prise au sérieux par les forces de l'ordre en tout cas. Le présumé agresseur du braquage rue Vermont Polycarpe, a été interpellé et placé en garde à vue.