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Un deuxième stabiplage à Rémire-Montjoly

Après le phénomène de fortes marées de la semaine dernière qui a provoqué de nombreux dégâts à l'anse Chaton se pose de façon plus accrue la question de la protection du littoral guyanais. A Rémire-Montjoly un deuxième stabiplage devrait être installé d'ici la fin de l'année.

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  • Par Catherine Lama
  • Publié le , mis à jour le
Les villes de Cayenne, Kourou et Rémire-Montjoly sont concernées au premier chef par l'érosion du littoral. Ces dix dernières années le trait de côte a varié de façon inquiétante pour les priopriétés de nombre de riverains.
Le stabiplage situé à l'anse du Mahury à Rémire-Montjoly est installé depuis 2010. Ce système de protection douce contre l'érosion a été mis en place par la collectivité départementale pour un coût à l'époque de 100 000€. L'expérience semble concluante puisque sur cette partie du littoral l'avancée de l'océan a pu être contenue, mais il faut préciser qu'à cet endroit la houle est moins forte puisque l'on se trouve à l'embouchure du Mahury.
A Kourou, une installation similaire a été tentée devant l'hôtel des Roches mais n'a pas résisté aux éléments marins. Ainsi que le signale le directeur des services techniques du département le système du stabiplage n'est pas forcément adapté à tous les cas.

Un stabiplage sur la plage de Montravel

Il n'empêche que pour l'heure cela pourrait être une solution pour stopper l'érosion à certains points de la côte. Dans cette optique L'association ASLPRPM (association syndicale libre des propriétaires riverains de la plage de Montravel) a monté un dossier avec la société qui met en place les stabiplages et a sollicité l'Etat et les différentes collectivités concernées pour sa mise en oeuvre.
Un comité de pilotage et de suivi sera mis en place  en mars avec les différentes collectivités assitées du BRGM, du FLAG (Service Fleuves, Littoral Aménagement et Gestion), le MNBSP (Milieu Naturel Biodiversité Service et Paysages) et l'association KWATA. et la mairie de Rémire-Montjoly a accepté la maîtrise d'ouvrage de l'opération. Le marché devrait être signé au mois de mars et l'emplacement de l'ouvrage choisi à ce moment.
Ce second stabiplage sera installé à titre exceptionnel sur la plage de Montjoly sur une centaine de mètres et les travaux s'effectueront à compter du mois d'octobre après la ponte des tortues et l'éclosion des oeufs. 

Un budget  de 480 000 euros

Cette opération est financée par la contribution de l'Etat via le dispositif Fonds Barnier à hauteur de 192 000 euros. Les  différentes collectivités que sont la commune, le département et la région interviennent chacune à hauteur de 96 000 euros. 
Ainsi que le souligne le directeurs des services techniques de la mairie, la plus grosse des difficultés est que pour l'heure il n'y pas de réelle maîtrise scientifique de cette affaire et pas d'avis ferme sur la réussite du dispositif. Tout s'effectue donc à titre expérimental et seul  le temps  permettra de voir si cela fonctionne où pas.
Ce que l'on peut retenir toutefois : ce boudin de sable souple, flotte légèrement et retient le sable permettant ainsi l'engraissement de la plage.
Les inconvénients existent cependant, on ne connaît pas la durée de vie du matériau utilisé par rapport aux effets de l'ensoleillement particulièrement actif en Guyane. Par ailleurs, la surveillance doit être régulière en raison des actes de vandalisme (crevaisons volontaires du boudin) qui obligent à rustiner. Il y a donc un coût d'entretien à prévoir en sus.

Le fonds de prévention des risques naturels majeurs dits "Fonds Barnier" : les mesures subventionnables destinés aux particuliers et aux collectivités

La technologie du stabiplage

La technologie du STABIPLAGE® a été mise au point dans la perspective d’offrir une méthode douce de protection contre l’érosion. A ce titre les ouvrages sont conçus pour s’intégrer de façon optimale dans l’écosystème : intégration dans la dynamique sédimentaire naturelle, respect de la biomasse et des usagers.
Il ne bouleverse pas non plus les équilibres qui la régissent, il les assiste.
La technique a été développée à partir d’une bonne connaissance des environnements côtiers,fluviaux et lacustres. Elle s’appuie sur l’utilisation de matériaux de haute qualité pour créer des ouvrages inédits adaptés à chaque site, à chaque écosystème et à chacun de ses besoins.

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