Le paludisme baisse en Guyane, constate Santé Publique France dans son point épidémiologique

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©guyane 1ère
Santé publique France publie le point épidémiologique régional sur le paludisme. Un point qui couvre la période 2020, ainsi que celle du premier semestre 2021. Le bilan est stable. Cependant la commune de Régina reste une zone de transmission active.

Santé publique France publie le point épidémiologique régional sur le paludisme. Un point qui couvre la période 2020, ainsi que celle du premier semestre 2021. Le bilan est stable. Cependant la commune de Régina reste une zone de transmission active. 

Le paludisme, maladie provoquée par une infection du sang provoquée par un parasite microscopique (Plasmodium), est transmis dans notre région par Anopheles darlingi, moustique nocturne et sauvage. C'est une maladie dangereuse, mais les traitements préventifs diminuent les risques. 

En préambule, SPF s’interroge quant à la baisse du nombre de cas recensés…"le contrôle renforcé des entrées sur les frontières fluviales a pu avoir une influence sur les arrivées de personnes travaillant en forêt. Le nombre de personnes exposées dans les zones de forte transmission (forêt, sites d’orpaillage) a possiblement diminué, ce qui a pu contribuer à la baisse du nombre de nouvelles contaminations à partir de 2020."

Le nombre de cas diagnostiqués est en baisse entre janvier et juin 2021 : 48 accès palustres, autrement dit 48 paludismes recensés dans une structure de soins. Ils ont été à 74%  établis par les centres délocalisés de prévention et de soins, et  par les laboratoires de biologie médicale (LBM) et 4%  parmi les militaires.

Pour 75%, d’entre eux, la contamination aurait eu lieu en Guyane, dont : 67% à Régina, 21% à Maripasoula et 3% respectivement à Grand-Santi, Saint-Georges, Saül et Régina ou Apatou.

A Régina les contaminations présumées ont très majoritairement lieu dans le bourg ou sa périphérie. Seuls 9% des malades de paludisme, « parmi les 33 possiblement autochtones sont en rapport avec la forêt ou un site d’orpaillage ».

Enfin, SPF conclue en soulignant l’activité palustre en 2020 calme "malgré des augmentations ponctuelles du nombre hebdomadaire de cas, en particulier au cours des mois de novembre et décembre, correspondant essentiellement à des contaminations sur le Dégrad Saramaca (commune de Kourou) et sur la commune de Régina."

Point paludisme SPF à lire ici