Régina : Le compte administratif 2015 rejeté, la gestion du maire Michel Quammie désavouée

politique
Réunion du conseil municipal à Régina
Réunion du conseil municipal à Régina le 19 avril ©Olivier Damone
L' adoption des budgets primitifs a posé problème aux municipalités d'Iracoubo et Matoury. A Régina, ce 19 avril, le compte administratif 2015 a aussi été rejeté confirmant la discorde déclarée depuis 2014 entre Michel Quammie et la plupart de ses conseillers municipaux.
Le conseil municipal de Régina a repris du service. Ce 19 avril se tenait à 10h00, une séance ordinaire du conseil municipal après plusieurs mois sans réunion. Il y avait 4 points à l'ordre du jour dont le compte administratif 2015 et le budget primitif 2016. 
La séance a duré moins d'une 1h. Après une suspension de séance, le conseil municipal s'est prononcé sur le 1er point à l'ordre du jour, l'adoption du compte de gestion. Ce dernier a été rejeté par 9 voix contre 3 voix pour et 2 abstentions. Le motif retenu est la non communication des documents en temps et en heure.La séance a été immédiatement levée.
Avec Régina, et après Iracoubo et Matoury, cela porte à trois le nombre de communes pour lesquelles le préfet de Guyane Martin Jeager devra procéder à l'exécution des documents administratifs.
Ce conseil municipal s'est déroulé dans un contexte politique tendu avec une majorité qui a volé en éclat dès 2014, lors de son installation.
Une séance sous haute tension
C'était  effectivement des retrouvailles pour les membres du conseil municipal de Régina après plus de 7 mois sans une seule séance. Quinze élus dont une dizaine farouchement opposés au maire sur la question de création d’un poste d’adjoint spécial pour Kaw et depuis sa décision de remanier, aussi, l’assemblée et d’enlever les délégations aux 2ème et 4ème adjoint : Céline Parent et Antoine Madère. Cela se passait en octobre 2014.
Michel Quammie, le maire, depuis, campe sur sa position : refus catégorique de revenir sur sa décision dans le cadre d’un conseil municipal extraordinaire comme réclamés par les conseillers contestataires. Ces derniers portent l’affaire devant le tribunal administratif. La requête jugée recevable par le tribunal, la décision est mise en délibérée au 21 Avril prochain, ce jeudi donc, sur la base des conclusions du rapporteur public en faveur du conseil extraordinaire dans un délai d’un mois à partir de la notification du tribunal.
Charly Torres

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