Spatial : les vents en altitude, cauchemars des lancements de fusée

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fusée Soyouz
La fusée Soyouz sur son pas de tir (image archive) ©DR

C’est une récurrence dans le monde du spatial, le report pour cause de vent en altitude. Après Véga en août dernier, cette fois c’est le lanceur Soyouz qui en fait les frais. Le lanceur russe devra attendre des meilleures conditions, attendues pour ce mardi. 

C’est une récurrence dans le monde du spatial : le report pour cause de vent en altitude. Après Véga en août dernier cette fois c’est le lanceur Soyouz qui en fait les frais. Le lanceur russe devait décoller à 13h42 de Sinnamary avec à son bord le satellite militaire CSO-2. Il devra attendre des meilleures conditions attendues pour ce mardi. 

Mesurer le vent

Un ballon sonde qui s’élève dans le ciel du  centre spatial guyanais c’est un rituel qui peut aller jusqu’à 5 fois le jour d’un lancement. 

Les décisions de lancement se prennent sur des observations. C'est un ballon sonde qu'on va lancer, les mesures permettront de faire partir la fusée ou non, d'avoir un rouge ou un vert météo. Nous sommes actuellement soumis à un vent d'est qui ne nous est pas favorable.

Guillaume Bouin Ingénieur Météo au CNES

 

Cela permet de recueillir un schéma matérialisant l’orientation et la force du vent sur la trajectoire du vol. Des vents périodiques sur l’année. Pas favorable car soufflant en direction des zones habitées. Une donnée prise en compte par ces hommes en pleine répétition de sauvegarde des populations. Ils répètent la procédure de suivi des 5 premières minutes de vol des lanceurs décollant du CSG. Leurs yeux sont rivés sur la trajectoire située dans le couloir de vol. Et si Ariane, Véga ou Soyouz rencontrent un problème, ils n’hésitent pas.

On a une zone de sécurité. En cas d'intervention des débris peuvent retomber. Les vents peuvent les dérouter. Pour chaque lanceur, on analyse la trajectoire et on vérifie s'il n'y a aucun risque.   

 Massimiliano Costantini Responsable Sauvegarde Vol au CNES

 

Sécurité maximale

Une zone de sécurité qui peut varier, selon le lanceur et l’orientation de sa trajectoire vers le nord ou l’est. La décision finale revient donc au CNES en charge de la sauvegarde des personnes et des biens. La dernière destruction d’un lanceur remonte au mois de Juillet 2019 lors du 15ème vol de  Véga.

Le reportage de Jean-Gilles Assard

Le lanceur russe n'a pas pu décoller en raison de vents en altitude trop forts. Le lancement est prévu ce mardi.