Cuba reçoit 20 millions d’euros du Fonds Vert pour le Climat pour la protection des zones côtières

monde
Cuba réhabilitation de la mangrove
A Cuba, 11.000 hectares de mangrove seront réhabilités. ©cubaacn

57% de la population de Cuba vit sur le littoral. Mi Costa (mon littoral) est le nom du projet de résilience côtière financé en partie par le Fonds Vert pour le Climat. 1300 kms de zones côtières dans le sud de Cuba seront réhabilités.

Les autorités cubaines veulent freiner la montée des eaux qui menace 24 municipalités dans le sud du pays.

À Pinar del Rio, Manzanillo, San Christobal et Artemisa, entre autres, on constate l’érosion importante des côtes ce qui augmente les risques d’inondation.

L’eau douce devient de plus en plus salée et entraîne la destruction des sols.

Sans intervention, 21 communautés côtières pourraient disparaître d’ici à la fin du 21e siècle.

11.000 hectares de mangroves seront réhabilités ainsi que 3000 hectares de forêts marécageuses et 900 hectares d’herbiers aquatiques.

Cuba projet Mi Costa
Les zones au sud du Cuba concernées par le projet Mi Costa qui vont bénéficier du Fonds Vert pour le Climat. ©facebook

Restauration des récifs coralliens

 

Le projet Mi Costa vise également la restauration des récifs coralliens. Cuba a déjà lancé un vaste chantier pour la reproduction des espèces de coraux.  

Des scientifiques travaillent dans des fermes situées à Pinar el Rio pour replanter les récifs endommagés par la pollution et le réchauffement climatique.

Cuba reproduction des coraux
A Cuba, la reproduction des coraux se fait à Pinar del Rio. ©acn

Il s’agit d’une course contre la montre. Selon les experts, les espèces marines commencent à quitter les zones près de l’équateur où la température de la mer ne cesse d’augmenter.

Les scientifiques constatent que ces espèces ont migré vers les zones subtropicales où les températures sont plus supportables.  

Cuba reproduction des coraux
Les jeunes coraux devraient régénérer les récifs endommagés. ©acn

Le Fonds Vert pour le Climat, crée sous l’Accord de Paris, est la plus grande source financement des projets des pays en développement qui luttent contre le réchauffement climatique.