Des collégiens de Rivière-Salée enfilent leurs baskets pour tourner le dos à la sédentarité

sport
Apprentissage de la boxe par les collégiens. ©Karl Sivatte
Faire en sorte que les enfants optent pour le sport et tournent le dos à la sédentarité, voilà l’objectif de "Jénès Matinik An Santé", action menée à Rivière-Salée jeudi 29 septembre 2022. Une première réussie et des collégiens ravis de découvrir plusieurs disciplines sportives, ce premier volet de l’action en appelle d’autres.

Près de 400 jeunes qui adhèrent à la journée nationale du sport et se lancent dans des ateliers de différentes disciplines sportives, voilà le programme proposé aux élèves du collège Georges Elisabeth de Rivière-Salée.

Sous l’impulsion de l’ex-athlète de haut niveau Betty Lise, elle-même ancienne élève de l’établissement, avec le concours de l’UNSS, Cœur et Santé Martinique, la ville de Rivière-Salée, le Carbet des sciences ou encore le Lion's Club et les ligues, les collégiens ont eu droit à un parcours avec plusieurs ateliers.

Les collégiens conquis par les disciplines proposées


Parmi ceux-là, le basket, la boxe, le karaté, le tir à l’arc, le football et puis des jeux traditionnels, mais aussi un espace de discussion autour des maladies chroniques.

Initiation au tir à l'arc. ©Karl Sivatte

 

"Jénès Matinik An Santé" a favorisé une adhésion forte des enfants qui ont pu bénéficier de conseils de techniciens des ligues venus aux côtés des professeurs d’EPS, une plus-value et certainement des mots différents qui ont touché la cible.

Même si j’ai déjà pratiqué du karaté et que je fais de la gymnastique, je pense que cette journée a permis de découvrir d’autres disciplines et puis cela a montré l’intérêt pour nous, jeunes collégiens, de faire du sport. Il vaut mieux faire du sport que de devenir addict aux jeux vidéo, il faut bouger et refuser la sédentarité.

Elÿs, élève de 5ème

Parmi les jeunes ayant pris part à la journée, Elie lui aussi en 5e, est footballeur en club.

Sincèrement, il faut appeler tous les jeunes à faire du sport. En UNSS ou en clubs civils et même les deux. Les avantages sont énormes pour la santé mais aussi sur notre intégration dans la société… et puis quand on fait du sport, cela permet d’écarter les formes de dépression et d’isolement.

Les collégiens découvrent la discipline avec des coachs de la ligue de basket. ©Karl Sivatte

 

Les enfants, pour la grande majorité, ont compris l’intérêt de faire du sport. Il est vrai que les ateliers de sensibilisation aux maladies chroniques et de promotion des activités physiques ont été à la fois ludiques et très documentés en favorisant les échanges avec les enfants.

L’importance des exemples et référents sportifs

Pour Betty Lise, ex-athlète de haut niveau et cheville ouvrière de "Jénès Matinik An Santé", ce projet se veut une opportunité d’aller au contact des plus jeunes et leur donner des clés pour s’écarter des écrans.

Le sport est un moyen d’inclusion qui est accessible à tous les enfants. Nous avons-nous, anciens athlètes et sportifs de haut niveau, un rôle à jouer, être des référents et relais auprès d’eux. Les notions de collectif, de dépassement de soi en les aidant à choisir leurs voies ou en détectant les talents voilà des missions que nous pouvons mener et redonner aux plus jeunes ce que le sport nous a donnés.

Betty Lise

"Jénès Matinik An Santé" devrait se poursuivre dans le temps avec une volonté des partenaires de faire pour et aux côtés des jeunes. Les partenaires pensent à évaluer les retours de ce premier volet et mesurer avec les associations de la ville le taux d’adhésions en clubs civils.