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Les États-Unis mènent une opération de séduction dans la Caraïbe

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Andrew Holness et Michael Pompeo
À gauche: Andrew Holness premier ministre de la Jamaïque avec Michael Pompeo, secrétaire d'État des Etats Unis. ©jis
Michael Pompeo, secrétaire d’État américain est en visite à la Jamaïque. Il veut le soutien de la Caraïbe pour s'opposer au régime de Nicolas Maduro du Venezuela. Il cherche des votes pour la réélection de Luis Almagro à la tête de l’OEA. Une visite qui divise les pays de la région.
 
Le secrétaire d’État américain, Michael Pompeo regrette que par le passé, les États-Unis se sont occupés de la Caraïbe uniquement en cas de catastrophes naturelles. Il a promis que cette politique allait changer. Washington souhaite construire une relation durable avec la région.

Cette visite officielle à la Jamaïque d'un haut placé du gouvernement de Donald Trump n’a pas fait l'unanimité dans la Caraïbe. Seuls les pays qui expriment le désir de faire partir Nicolas Maduro, le président du Venezuela, ont été invités à Kingston pour échanger avec Michael Pompeo. 
  
La Jamaïque, Haïti, la République Dominicaine, les Bahamas, Sainte-Lucie et Saint-Kitts et Nevis, sont les seuls pays membres de la CARICOM, la Communauté Caribéenne, présents. Ce sont les mêmes pays qui en 2019, ont été invités dans la résidence privée de Donald Trump à Floride pour rencontrer le président américain.
 

Les États-Unis veulent diviser la région ?


Le président de la CARICOM et Premier ministre de Barbade, Mia Mottley, estime que les États-Unis cherchent à diviser les 15 pays membres du groupe. La CARICOM doit faire front commun face aux pressions des pays puissants.
Mia Mottley
Mia Mottley, premier ministre de la Barbade et président de la CARICOM. ©bgis
La CARICOM a déjà voté une politique de non-interférence dans les affaires internes du Venezuela.

Si certains pays sont invités et d’autres ne le sont pas, ceci constitue une tentative de diviser cette région,’’ a déclaré Mia Mottley, premier ministre de Barbade et présidente de la CARICOM.

Cette déclaration a obtenu l’approbation de Keith Rowley, Premier ministre de Trinidad et Tobago, qui n’a pas été invité à la Jamaïque.

La Grenade, Saint-Vincent et les Grenadines, Antigua et Barbuda et la Dominique ne sont pas au rendez-vous. Ces pays ne soutiennent ni la politique américaine envers le Venezuela ni la réélection de Luis Almagro, candidat désigné par Washington, à la tête de l’OEA, l’Organisation des États des Amériques.
 
Luis Almagro
A droite, Luis Almagro candidat désigné des Etats Unis à la présidence de l'OEA, photographié avec Michael Pompeo, secrétaire d'Etat américain. ©twitter
Selon Michael Pompeo, les États-Unis ne veulent pas diviser la CARICOM.  Pour sa part, le premier ministre de la Jamaïque, Andrew Holness a affirmé que son pays ne s’engagera jamais dans des actions qui vont désunir l'organisation.
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