Les moyens humains et matériels du CHUM progressent, mais restent insuffisants

hôpital
Malade et infirmières à l'hôpital
Malade et infirmières à l'hôpital du CHUM. ©Martinique la 1ère
Le CHU de Martinique a reçu ce lundi 23 août 2021, 13 lits de réanimation supplémentaires. Un don de la Région Île-de-France. Des équipements bienvenus qui ne suffisent toutefois pas à combler l’ensemble des besoins du système hospitalier de l'île. 

À partir de cette semaine, 116 lits de réanimation sont désormais disponibles pour les patients Covid de Martinique.

L'hôpital qui compte en temps normal une vingtaine de lits disposait jusque là de 103 auxquels s'ajoute la livraison de matériel permettant la création de 13 supplémentaires. Un don de la Région Île-de-France livré ce lundi 23 août 2021. 
De plus, l'arrivée de respirateurs pourrait faire monter la capacité en lits de soins critiques de l'hôpital à 130 voir 140 places. 

Bientôt jusqu’à 140 lits de réanimation opérationnels


Une capacité de prise en charge rendu possible grâce de l’envoi ces derniers jours, de soignants volontaires, militaires et membres de la réserve sanitaire. Ces renforts ont également acheminé du matériel. L’armée a, par exemple, ouvert une vingtaine de lits, il y a deux semaines, dans le cadre de "l’opération Résilience".

 

 

Depuis quelques jours, la situation s'améliore un peu et les flux de patients diminuent. Cependant la pression est toujours forte.

Les flux ont été divisés par deux et ça nous permet d'éviter d'avoir encore des services à ouvrir. Mais les flux restent très conséquents. Il faudrait que ça baisse beaucoup plus pour qu'on puisse reprendre une activité normale.

 

Donc pour l'instant il faut vraiment rester très prudent. Il y a du mieux et ça va nous permettre d'augmenter les lits en réanimation. Mais on est encore en très grande difficulté.

Benjamin Garel, directeur du CHU de Martinique

 

Un sentiment partagé par Patrick Karam. Le 1er vice-président de la région Île-de-France, de passage aux Antilles pour faire don de matériel de réanimation, évoque une pression hospitalière moins forte chez nous qu’en Guadeloupe.

Il y a une différence entre les deux, c'est que la Guadeloupe n'est pas sur un palier comme la Martinique depuis ce week-end. Je l'ai vu en allant à la morgue, dans les services où je suis passé.

 

La Martinique, pour l'instant, semble connaître un palier. Et cela est extrêmement important de maintenir cette pression. 

Patrick Karam

 

Des moyens encore insuffisants 


Au service de réanimation, la situation est encore et toujours difficile. Des patients qui devraient y être admis ne le sont pas à cause d’un manque de lits. 

Actuellement, il y a 120 patients qui sont hospitalisés à l'hôpital dans des unités classiques et qui devraient être en réanimation. Un de nos enjeux est d'augmenter soit les évacuations sanitaires pour que les patients puissent poursuivent les soins en métropole, soit de créer des lits de soins critiques.

Benjamin Garel


Une dizaine de transferts ont d'ores et déjà été effectués depuis le début de la 4e vague.

 

 

Il faut attendre le dernier bulletin de l’Agence Régionale de Santé (ARS) prévu dans la journée (mardi 24 août 2021) pour vérifier si la tendance est au ralentissement de l’épidémie et si la baisse du nombre de cas observée la semaine dernière se confirme.