Procès des attentats de Paris : l'assassinat de la Martiniquaise Clarissa Jean-Philippe sera à l'audience les 17 et 18 septembre 2020

terrorisme
Clarissa Jean-Philippe
Les photos de Clarissa Jean-Philippe, sur le corps de sa maman, et partout dans la maison familiale à Sainte-Marie. ©MartiniqueLa1ere
Depuis ce mercredi 2 septembre 2020, et pendant environ deux mois et demi, la justice va se replonger dans les attaques sanglantes perpétrées en janvier 2015 par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, qui ont fait 17 morts (dont la Martiniquaise Clarissa Jean-Philippe).
Dès le premier jour de ce procès très attendu, les avocats ont échangé sur une demande de renvoi de l’affaire. Une requête formulée par une avocate de la défense, critiquée par l’avocate de la partie civile et rejetée par le président de cette cour d’assises spéciale.

Le procès des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015, à Charlie Hebdo, à Montrouge (Hauts-de-Seine) et dans l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes, est ouvert (mercredi 2 septembre 2020), après un report lié au coronavirus.

Quatorze accusés, soupçonnés à des degrés divers de soutien logistique aux trois terroristes tués, les frères Chérif et Saïd Kouachi, ainsi qu'Amedy Coulibaly, comparaissent devant la cour d'assises spéciale de Paris jusqu'au 10 novembre.
 

Chaque année, les commémorations font mal

Suzanne Alcindor, la tante de Clarissa Jean-Philippe



Une de ces personnes, soupçonnée d’association de malfaiteurs, dont la mère est martiniquaise, comparaît libre pendant son procès.

Toutes devront répondre de leur implication dans ces attentats de janvier 2015. Les aveux sont espérés par les avocats de la famille de Clarissa Jean-Philippe. Les 17 et 18 septembre, les audiences seront consacrées à l’assassinat de la jeune policière martiniquaise.

Cependant, Suzanne Alcindor, la tante de Clarissa Jean-Philippe, hésite encore. "Si ça pouvait ramener Clarissa, je dirais oui. Mais ça va raviver de mauvais souvenirs. Chaque année, les commémorations font mal", dit-elle. 

Plus de 200 personnes se sont constituées partie civile dans ce procès, prévu jusqu'au 10 novembre.
Les Outre-mer en continu
Accéder au live