Référendum en Nouvelle Calédonie : occasion "d'ouvrir les voies d’une plus large décentralisation" selon les socialistes martiniquais

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Béatrice Bellay
Béatrice Bellay, première secrétaire fédérale du Parti socialiste en Martinique. ©Martinique la 1ère
Oui ou non à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie ? 180 000 électeurs du territoire se prononcent ce dimanche 4 octobre 2020 après une campagne qui s'est déroulée dans le calme. La Fédération Socialiste de Martinique y voit l'occasion "d'ouvrir les voies d’une plus large décentralisation".
La Fédération Socialiste de Martinique par le biais de sa première secrétaire, "espère une participation massive du peuple calédonien à ce scrutin afin qu’il prenne en compte et reflète, le plus justement possible, ses aspirations".
 

Nous considérons que ce moment de l’histoire fait également écho à l’impérieuse nécessité que l’Etat français - depuis trop longtemps nourrit par une vision jacobine et uniformisante de la Nation - parvienne, au plus vite, à ouvrir les voies d’une plus large décentralisation.

Béatrice Bellay, première secrétaire fédérale de Martinique



La participation sera observée de près car c'est l'une des clés du scrutin. En 2018, lors du précédent référendum, elle avait atteint 81%, un record ! Il n'y avait que 18 000 voix d'écart entre le oui et le non. Quand sera-t-il ce dimanche 4 octobre 2020 ? Cette fois il n'y a pas eu de sondages publiés pendant cette campagne.
 

Référendum placé sous haute surveillance


250 délégués sont venus de France et de Wallis et Futuna. Ils sont membres de la commission chargée de veiller au bon déroulement des opérations de vote. 12 experts des Nations-Unis sont aussi sur place.

Et pour prévenir tout débordement, 1200 policiers et gendarmes sont mobilisés. Pendant tout le week-end, la vente d'alccool est interdite en Nouvelle Calédonie. Le gouvernement français veut faire en sorte que les conditions d'organisation de ce référendum soit irréprochables.
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Les électeurs qui votaient au dock socio-culturel de Païta ont du eux aussi s'armer de patience. ©Cédrik Wakahugnème

En Nouvelle-Calédonie, le combat pour l'indépendance est mené par les Kanak, le peuple premier de l'archipel. C'est la communauté la plus importante : 38% de la population totale. C'est aussi la population majoritaire dans la province Nord et les îles Loyauté.