martinique
info locale

Sanctions contre une compagnie aérienne: Maduro veut poursuivre les USA

monde
Conviasa Airlines
©Conviasa aéro
Le Venezuela va poursuivre les Etats-Unis devant la Cour internationale de justice (CIJ), après les sanctions de Washington contre la compagnie aérienne publique vénézuélienne Conviasa, annonce faite le lundi 10 février 2020 par le président Nicolas Maduro.
Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, a demandé au bureau du procureur général de préparer "immédiatement une procédure" devant la CIJ (Cour internationale de justice), la plus haute instance judiciaire de l'ONU, contre le gouvernement des Etats-Unis "pour les dommages qui devraient être causés" à Conviasa.

Le département américain du Trésor a annoncé des sanctions vendredi (7 février) contre Conviasa, visant à bloquer les transactions entre la compagnie, ses ressortissants et entreprises américains.
Sa flotte a par ailleurs été bloquée, ou "gelée", par Washington, ce qui signifie que les appareils ne peuvent être utilisés sans l'autorisation de l'OFAC, l'agence qui gère les sanctions du Trésor américain.

"Le Venezuela cherchera à obtenir justice devant les tribunaux internationaux", a assuré le président socialiste à Caracas, à l'issue d'une manifestation de salariés de Conviasa contre les sanctions.

Qualifiant la mesure américaine d'"irrationnelle", Nicolas Maduro en a rendu responsable le chef de file de l'opposition Juan Guaido. Ce dernier, président de l'Assemblée nationale reconnu comme président par intérim par les Etats-Unis et une cinquantaine de pays, a débuté une tournée internationale le 19 janvier. Il a été reçu à la Maison Blanche par Donald Trump qui a promis de briser la "tyrannie" du socialiste Nicolas Maduro.

Washington tente depuis des mois d'asphyxier le gouvernement vénézuélien avec des sanctions économiques contre ce pays aux immenses réserves pétrolières.

Conviasa a assuré hier (lundi 10 février) dans un communiqué qu'elle "continuera de fonctionner normalement".
La CIJ, qui siège à La Haye et traite les différends entre Etats, n'émet que des avis consultatifs et ne dispose d'aucun moyen de coercition.