Voix des Outre-mer : le martiniquais Edwin Fardini remporte le concours Voix des Outre-mer

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Voix des Outre-mer
Le martiniquais Edwin Fardini remporte le concours Voix des Outre-mer ©Pascal Ito-Adami

Le baryton Edwin Fardini a remporté le concours Voix des Outre-mer ce vendredi 22 janvier 2021 à l'opéra Bastille à Paris. Diplômé du CNSM (conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris) il a interprété le gospel Deep River. Ses parents sont originaires du Lorrain et du Robert. 

A 25 ans, le martiniquais a remporté la finale Voix des Outre-mer qui se déroulait sur les planches de l'opéra Bastille à Paris ce vendredi 22 janvier 2021.

Sa victoire est l'aboutissement d'un parcours sans faute pour cet artiste déjà expérimenté.

Il a une fois de plus démontré une puissance vocale maîtrisée en chantant le gospel "Deep River". 

Un parcours exemplaire

 

Révélation Classique de l’Adami 2019 et lauréat du CNSMD de Paris où il a étudié dans la classe de chant d’Élène Golgevit, le jeune baryton Edwin Fardini se voit rapidement proposer des engagements comme soliste auprès d’orchestres et institutions prestigieuses.

En témoignent ses débuts lors de la saison passée au prestigieux Teatro alla Scala de Milan (rôle de Paris dans Roméo et Juliette de Gounod), mais encore ses récentes apparitions dans les parties de baryton solo du Requiem de Brahms (sous la direction de Raphaël Pichon, puis Patrick Davin) et de Manfred de

Schumann avec l'Orchestre de Paris dirigé par Daniel Harding.

Au cours de sa formation, il a eu l’opportunité de travailler le répertoire de mélodie française, du Lied et de l’oratorio auprès des pianistes Anne Le Bozec et Susan Manoff, ainsi que du baryton Stephan Genz et de la mezzo-soprano Janina Baechle ; il a par ailleurs participé aux masterclasses de Thomas Quasthoff, Bernarda Fink et Regina Werner.

En 2016, il est lauréat de la Fondation de l’Abbaye de Royaumont, de même que de la Fondation Daniel et Nina Carasso, soutenant notamment ses explorations artistiques autour de Gustav Mahler.

Lors de l’édition 2017 de l’Académie du Festival international d’art lyrique d’Aix-en-Provence, il participe à la Résidence Pinocchio et travaille en tant que doublure musicale pour la Création mondiale du dernier opéra du compositeur Philippe Boesmans et du dramaturge Joël Pommerat.

En 2018 il fonde avec Mariamielle Lamagat (soprano), Adèle Charvet (mezzo-soprano) et Mathys Lagier (ténor), L’Archipel, ensemble à géométrie variable, invité comme « Ensemble résidant » à la Fondation Singer-Polignac en 2018/2019.On l’a entendu en récital aux côtés d’Anne le Bozec, de Tanguy de Williencourt, de Clément Mao-Takacs et du Secession Orchestra au Grand Salon du Musée de l’Armée, au Théâtre de l’Athénée, au Festival Les Athénéennes de Genève, ou encore au Festival de Royaumont

 

Sept territoires, seize candidats

 

Pour cette troisième édition du concours de chant, les candidats représentent sept territoires. La crise sanitaire a empêché l'organisation des finales territoriales à Saint-Pierre et Miquelon, Wallis et Futuna et en Nouvelle-Calédonie. 

Le concours est ouvert aux voix ultramarines, qui aiment la musique et le chant, avec ou sans formation.

Il n'impose, en outre, pas de limite d'âge. 

Les candidats, originaires des Outre-mer, sont formés et préparés à accéder à une visibilité au niveau national grâce au concours. Fabrice di Falco, chanteur lyrique de renommée internationale, est tel un parrain, l’intermédiaire entre les professionnels et les lauréats pour instaurer dans le futur une habitude de formation aux concours nationaux et internationaux.

 

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