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MAYOTTE :Jugement en correctionnelle pour trois personnes ayant déposé une tête de porc devant la mosquée de Labattoir

 
Trois personnes seront jugées en correctionnelle à Mayotte pour avoir déposé une tête de porc devant la mosquée de la commune de Labattoir.                          

  • Par Emmanuel Tusevo
  • Publié le

Trois personnes seront jugées en correctionnelle à Mayotte pour avoir déposé dans la nuit du réveillon du 31 décembre 0 au 1 janvier 2014 une tête de porc devant  la mosquée de la commune de Labattoir en Petite-Terre, a-t-on appris du parquet du tribunal de Mamoudzou, chef lieu du département.
 
" Quatre personnes ont été placées en garde à vue et sur ces quatre personnes, deux ont été identifiées comme étant les auteurs du dépôt de la tête de cochon à la mosquée et une troisième personne en a été la complice puisqu'elle a remis aux auteurs de la profanation la tête de cochon, a déclaré jeudi le procureur de la république Joël GARRIGUE tout en ajoutant que les faits ayant été commis à Mayotte, les trois personnes seront jugées
en correctionnelle à Mayotte."
 
Un communiqué du parquet de Mamoudzou indique par ailleurs que ces trois personnes sont convoquées devant le tribunal le 26 février prochain « pour répondre des délits de provocation à la haine, à la violence ou à la discrimination en raison de l’appartenance à une religion ».
 
En attendant le jugement, le procureur de la république leur demande de quitter le territoire.
 
Très pointilleux sur des dépaysements antérieurs des affaires censées être jugées à Mayotte, Mansour Kamardine, avocat au barreau de Mayotte  et ancien député UMP de Mayotte comprend cette mesure d'éloignement des profanateurs avant leur comparution sur le territoire mahorais.
 
" Compte tenu de la gravité de cette profanation qui heurte ce que les gens ont de plus profond, (leur foi musulmane, Ndlr) il me paraît difficile maintenant pour ces personnes là de continuer à rester à Mayotte dans leur propre intérêt", a affirmé Maître Mansour Kamardine.
 
Selon plusieurs sources proches du dossier, deux prévenus seraient des militaires. La troisième prévenue serait l’épouse de l’un d'entre eux. Ils auraient reconnu les faits et indiqué que le geste serait la conséquence d’un pari sur fond de beuverie dans la soirée de la Saint- Sylvestre.

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